L’attachement chez les animaux sauvés

01 août, 2020
Les personnes qui sauvent des animaux sauvages doivent réduire le plus possible les contacts avec eux et éviter ainsi l'attachement. De cette manière, ils peuvent alors mieux se réintégrer dans la nature.
 

L’attachement chez les animaux sauvés, scientifiquement connu sous le nom d’empreinte, est l’une des conséquences qui se produit lors du sauvetage de très jeunes individus sauvages dans la nature.

Voyons plus en détail ce sujet intéressant ci-dessous.

Le sauvetage de la faune est essentiel

Lorsque des oiseaux ou mammifères nouveau-nés naissent, et qu’ils se sont attachés, la prise d’autonomie est impossible. Si rien n’est fait pour empêcher cela, ils confondront leur mère avec leur sauveur.

Les animaux sauvés tissent une relation avec l'humain.

 

Dans le même temps, le sauvetage de la faune, à la fois sauvage et urbaine, est essentiel pour la conservation des espèces.

Il sera possible de sauver l’individu. Or, on obtient des données très importantes sur l’espèce en tant que telle. Par exemple :

  • Des données anatomiques
  • La distribution géographique
  • Les routes migratoires
  • Les principales maladies
  • Les dangers potentiels et menaces pour sa conservation, etc

L’attachement n’est pas un problème dans le cas des animaux sauvés qui ne peuvent pas retourner à la nature et doivent rester dans un centre de conservation de la faune. Au contraire, le développement d’un lien entre le gardien et ces animaux non récupérables, facilite la gestion et le séjour de l’individu dans le centre.

 

Si l’animal a des options pour retourner dans la nature, le gardien doit lui fournir une série de soins, visant à satisfaire ses besoins, sans laisser d’empreinte en tant que telle. De cette manière, les chances de survie de l’animal se trouvent considérablement augmentées.

Comment les animaux sauvés parviennent-ils aux centres ?

Des milliers d’espèces arrivent chaque année dans des centres de récupération d’animaux sauvages ou des centres de soins. Ceux-ci peuvent appartenir à n’importe quel groupe animal, des arthropodes, tels que les araignées, aux mammifères, tels que les ours.

Les raisons pour lesquelles un animal peut se retrouver dans un centre de ce type sont variées :

  • Animaux blessés par des collisions, des chocs avec des lignes électriques ou des maladies qui réduisent la mobilité
  • Espèces saisies dans les aéroports ou autres douanes appartenant au trafic illicite d’espèces
  • Faune urbaine (moineaux, martinets, mésanges bleues …) sauvée par les citoyens
  • Abandons d’espèces exotiques par des propriétaires irresponsables
  • Espèces exotiques sauvages capturées par des agents forestiers ou du personnel qualifié

Comme on peut le voir, un animal peut se retrouver dans un centre de récupération pour de nombreuses raisons.

Dans la plupart des cas, les animaux ont été maltraités par le trafic illégal d’espèces. Celles-ci proviennent généralement d’autres pays, ce qui rend pratiquement impossible leur retour à leur lieu d’origine. De plus, ils survivent rarement après le voyage dans des conditions de vie terrible.

 

Gestion de la faune

En règle générale, les animaux appartenant à des espèces exotiques envahissantes – qui ne sont pas arrivés au centre par confiscation – sont systématiquement euthanasiés. Cela se fait de cette façon parce que c’est ce que la législation exige. D’autre part, ces animaux représentent un grave danger pour la faune et la flore indigènes.

Les animaux qui arrivent par confiscation, c’est-à-dire interceptés par les agents des forces de l’ordre à la douane, restent généralement dans les centres pendant des années, jusqu’à la fin du procès. Celle-ci implique généralement l’euthanasie des animaux.

En revanche, lorsque des espèces appartenant à la faune indigène arrivent, le protocole mis en place diffère :

  • Si l’animal est en bonne santé et ne présente aucun type d’inconfort, il peut retourner à la nature
  • Au contraire, s’il souffre d’une pathologie, d’un traumatisme ou s’il est encore très jeune, il restera au centre jusqu’à son rétablissement complet et sa libération ultérieure dans le milieu naturel
  • Si l’animal qui arrive souffre d’un type de maladie qui le classe comme «irrécupérable», il restera au centre pour le reste de sa vie. Il sera généralement inclus dans les programmes de recherche tels que la reproduction en captivité

Problèmes d’attachement chez les animaux sauvés

Dans de nombreux cas, les animaux qui arrivent dans les centres sont des bébés ou de très jeunes individus. Ceux-ci doivent être nourris au biberon (s’il s’agit de mammifères) ou avec une bouillie spéciale selon l’espèce (par exemple s’il s’agit d’oiseaux).

 
Comment prendre soin des animaux sauvés ?

 

Dans ces situations, il est préférable de garder les animaux avec des individus de la même espèce et du même âge, si possible. En revanche, ils doivent être amenés à consommer des aliments solides dès que possible.

De même, l’hébergement doit être adéquat. Lorsqu’ils sont en âge, ils doivent se rendre dans des cages de musculation (par exemple pour les oiseaux). Pour les mammifères, un enclos plus grand sera nécessaire.

De même, les animaux doivent apprendre à trouver de la nourriture, en particulier les espèces carnivores, qui devront affiner leur stratégie de chasse au centre.

Si cela n’est pas fait de cette manière ou d’une manière similaire, on ne peut pas relâcher les animaux sauvés pour diverses raisons :

  • Ils n’auront probablement pas peur de l’être humain (ce qui peut les mettre en danger, car si un trafiquant s’approche pour les capturer et les vendre, ils ne s’enfuiront pas)
  • Leur réhabilitation ne se fera jamais à 100%
  • Tout l’investissement de temps, d’efforts et de ressources financières n’aura ainsi servi à rien

 

 
  • ARTURO, L. B. NEONATOLOGÍA Y CRIANZA ASISTIDA DE FAUNA SILVESTRE.
  • DE LA COMUNA, D. H. A., & FORESTALES, I. MANEJO DE FAUNA SILVESTRE.
  • de Recursos Naturales, S. D. A., & Protegidas, A. (2012). Manejo de fauna silvestre postdecomiso.