La Colombie et les lois de protection des animaux

Certains pays sont plus avancés en matière de protection des animaux. C'est le cas en Colombie.
La Colombie et les lois de protection des animaux

Dernière mise à jour : 25 octobre, 2019

De plus en plus de lois de protection des animaux de compagnie et des animaux sauvages sont mises en place. Dans cet article, nous allons vous parler des avancées de la justice colombienne en faveur de tous les êtres vivants.

2016 a été une année historique pour les animaux colombiens

Bien que les mauvais traitements sur les animaux se poursuivent dans de nombreuses régions, l’année dernière, le système judiciaire colombien a qualifié ce comportement de délit. Fondamentalement, c’est parce qu’on reconnaît maintenant les animaux non plus comme des choses, mais comme des êtres sensibles.

Des lois de protection en Colombie reconnaissent les droits des animaux

Selon un défenseur local des animaux, auteur de la loi 1774 (qui a été signée par le Président de la Colombie en janvier 2016), Juan Carlos Losada, l’année qui vient de se terminer a été une année de progrès sur les questions relatives au bien-être et à la protection de tous les êtres vivants.

Ce n’est pas juste une sensation optimiste. Il s’agit plutôt de l’analyse des différents progrès sur l’ensemble du territoire colombien. Bien qu’il reste encore beaucoup à faire, la mentalité des habitants est en train de changer lentement. Ceux-ci commencent maintenant à voir les animaux comme des êtres sensibles, et non plus comme des objets.

Plusieurs initiatives seront mises en œuvre sous peu. Par exemple, la participation politique pour la défense et la protection des animaux (contrôlée par la Direction nationale de la planification), et la création d’un bureau spécifique au sein du ministère de l’Intérieur pour effectuer le suivi et les plaintes relatives à la loi 1774.

Avant et après les lois de protection 1774

En décembre 2015, le Sénat a adopté en séance plénière un projet de lois de protection modifiant le décret 84 de 1989. La loi prévoyait également des poursuites pénales et la prise en compte des animaux.

Il est intéressant de savoir qu’avant cela, les animaux étaient des biens meubles. Aujourd’hui, le simple, mais considérable, fait qu’ils sont désormais des êtres sensibles change complètement la législation.

La loi 1774 sert à garantir que les animaux ont des droits et qu’on les prend en compte. En cas de mauvais traitements, des amendes (pouvant représenter entre 5 et 50 mois de salaire) ou des peines de prison (de 12 à 36 mois avec circonstances aggravantes) s’appliqueront.

.En 2016, le problème des mauvais traitements a diminué. Cependant, il n’a pas encore complètement disparu. Cependant, à partir de maintenant, tous ces événements seront enregistrés et les sanctions correspondantes seront appliquées. Un mois seulement après la promulgation de la loi, 6 personnes ont été arrêtées pour avoir maltraité des animaux.

La loi 1774 est également très utile pour l’éducation des citoyens. Tout le monde devrait savoir que maltraiter un animal n’est pas seulement moralement inacceptable, c’est aussi une infraction pénale. Les autorités doivent agir avec des êtres vivants, et non des choses, donc le changement est radical.

Un long chemin reste encore à parcourir

Un refuge pour animaux en Colombie

Bien sûr, le chemin à parcourir est encore très long et de nombreux aspects doivent être améliorés. Par exemple, comment appliquer les lois de protection. Quelles sont les autorités compétentes concernées. Comment se déroule la procédure dans chaque cas et quels sont les outils dont disposent les juges.

C’est une tâche qui exige le travail et la coordination de plusieurs institutions. Le Bureau du Procureur général, la Police nationale et le pouvoir judiciaire (en particulier les juges) seront impliqués. C’est aussi un défi pour les autorités locales et municipales, ainsi que pour les citoyens ordinaires. Ces derniers doivent savoir reconnaître et signaler les mauvais traitements infligés aux animaux.

La population colombienne est précisément informée que si elle se trouve devant un animal maltraité, elle doit le signaler en personne et avec autant de preuves que possible aux inspections de police, dans les salles de service à la clientèle du bureau du procureur général ou dans les Unités de Réaction Immédiate.

Qu’est-ce qui peut être considéré comme de la maltraitance animale ? Souffrir de faim, de soif, d’inconfort physique, de douleur, de maladie due à la négligence ou à l’insouciance, de peur excessive ou de stress.

 

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