Naissance d'AVADA en Espagne pour les droits des animaux

25 septembre, 2020
Récemment, l'AVADA, une association d'avocats contre les mauvais traitements infligés aux animaux, est née. Nous célébrons son existence et espérons que son initiative sera étendue à d'autres régions espagnoles et à d'autres pays.

La cause animalière vient de gagner un nouvel allié puissant dans la lutte pour les droits des animaux. Fin septembre, nous avons reçu l’excellente nouvelle de la fondation de l’AVADA, l’Association valencienne des avocats pour la défense des animaux. Son principal objectif est d’offrir un soutien juridique dans tous les cas d’abus et d’abandon.

Comme il s’agit d’une organisation très récente, beaucoup de personnes ignorent encore son existence ou ont des doutes sur les services qu’elle fournit à la communauté. Nous allons vous expliquer de quoi il s’agit et comment l’AVADA agira pour contribuer à l’éradication de la maltraitance animale en Espagne.

Pourquoi la naissance d’AVADA est-elle si importante pour les droits des animaux ?

En Espagne, des progrès significatifs ont été réalisés en matière de protection animale au cours de la dernière décennie. Bien que loin d’un scénario idéal, le pays a fait des pas fondamentaux vers une société plus juste avec les animaux, principalement si l’on considère les nombreux siècles au cours desquels la cruauté envers les animaux était commune.

La législation espagnole sur le bien-être des animaux présente encore de nombreuses lacunes. Celles-ci rendent difficile toute avancée supplémentaire dans la reconnaissance des droits des animaux. Par exemple, l’absence d’une loi-cadre au niveau national qui promeut des mesures concrètes pour lutter contre les mauvais traitements et des politiques publiques pour sensibiliser à la propriété responsable des animaux.

Le code pénal espagnol prévoit la possibilité d’une peine de prison pour ceux qui maltraitent ou exploitent des animaux domestiques (ou domestiqués). Mais la réalité est que les sanctions appliquées à ces cas ne dépassent guère l’obligation de payer des amendes. Ou même parfois de fournir des travaux d’intérêt général, s’il n’y a pas de solvabilité financière.

D’autre part, il est nécessaire de mentionner les difficultés de payer pour des conseils ou une représentation juridiques à l’appui d’une demande en justice, en particulier lorsqu’il y a abus ou négligence de la part de professionnels travaillant dans le domaine de la santé ou de la protection des animaux.

Non seulement les individus rencontrent ces difficultés, mais aussi les organisations de protection des animaux. Elles luttent généralement pour survivre grâce aux dons et aux contributions des bénévoles.

Les animaux ont aussi des droits.

Qu’est-ce que l’AVADA et pourquoi célébrons-nous sa création ?

Dans le scénario décrit ci-dessus, l’initiative de la création de l’AVADA apparaît comme un grand espoir. Un pas de plus vers un traitement judiciaire plus sérieux des abus sur les animaux.

L’Association des avocats valenciens pour la défense des animaux est une organisation à but non lucratif. Elle prodigue des conseils et une couverture juridique complète de manière altruiste. Toutes les dénonciations de mauvais traitements d’animaux qui n’impliquent pas d’accusations particulières sont protégées.

Sa structure initiale est composée de neuf avocats de la Communauté de Valence. Ils s’engagent à lutter pour la garantie du respect de la réglementation en vigueur en matière de protection des animaux.

L’objectif est également de promouvoir la création de nouvelles et meilleures lois sur les droits des animaux. Notamment des textes qui prévoient des sanctions plus strictes pour tous les cas d’abus, d’abandon, de violence et d’exploitation des animaux.

Outre les avocats fondateurs, AVADA bénéficie déjà du soutien de vétérinaires et d’avocats agréés à Valence. Autant d’alliés indispensables pour que l’initiative altruiste soit viable. Logiquement, l’AVADA travaille en collaboration avec les protecteurs et les refuges de la région. Ils ne disposent généralement pas de ressources suffisantes pour assumer tous les frais d’une procédure judiciaire.

L’importance de poursuivre les cas de maltraitance animale

En termes juridiques et judiciaires, les processus de maltraitance des animaux peuvent être assez complexes. Et, bien que la dénonciation soit essentielle pour que les autorités prennent conscience et agissent, elle n’est que la première étape pour amener l’agresseur à respecter les sanctions correspondant au crime qu’il a commis.

La maltraitance animale doit être dénoncée.

Avec une plainte officielle, nous obtenons que les mesures de base soient prises pour que l’animal soit sauvé de la situation de mauvais traitement. Toutefois, cela ne signifie pas nécessairement que le propriétaire ou la personne qui maltraitait l’animal sera sanctionné.

Au contraire, si aucune accusation formelle n’est portée, l’affaire sera très probablement classée. Surtout si la personne dénoncée n’a pas de casier judiciaire. L’agresseur peut donc payer une amende et continuer à vivre normalement. Et il peut surtout continuer à maltraiter d’autres animaux.

Ainsi, l’AVADA crée les conditions pour que les protecteurs puissent porter une accusation formelle concernant les dénonciations de mauvais traitements infligés aux animaux. Elle fait de même lorsqu’il n’y a pas de ressources économiques pour payer les avocats et les vétérinaires.

  • Cadena COPE. Nace AVADA. Extraído de: https://www.cope.es/emisoras/comunidad-valenciana/valencia-provincia/valencia/noticias/conoces-avada-abogados-valencianos-defienden-animales-maltratados-forma-altruista-20191109_546707
  • Bandieri, Luis María. Los animales, ¿tienen derechos?.2015. Extraído de: http://perso.unifr.ch/derechopenal/assets/files/obrasportales/op_20160508_01.pdf