Les petits du martinet peuvent avoir besoin de vous

15 août, 2020
Le martinet noir est un oiseau qui passe pratiquement toute sa vie à voler. Un petit tombé du nid peut donc difficilement survivre. Voici quoi faire si vous en voyez un.

Le martinet noir (Apus apus) est une espèce d’oiseau apodiforme typique d’Eurasie et d’Afrique. Il est malheureusement habituel de voir les petits de cet animal à la merci de prédateurs au sol au moment du printemps.

Une chose différencie le martinet du reste des oisillons. Cette espèce passe la majeure partie de son temps dans les airs : aussi fascinant que cela puisse paraître, elle se reproduit, dort et copule en volant. Son corps est complètement adapté à la vie aérienne ; il présente une morphologie complexe au niveau des ailes et des pattes très courtes.

La chute d’un petit martinet depuis son nid est donc une condamnation à mort car il est complètement incapable de voler tout seul.

Nous allons donc vous expliquer ce que vous devez faire si vous trouvez un oisillon de ce fascinant animal protégé par la loi.

Données sur le martinet

Avant de vous donner des lignes directrices claires, il est nécessaire de pouvoir identifier l’animal :

  • Il s’agit d’un oiseau avec une silhouette en forme d’arbalète, une petite queue fourchue et des ailes longues et étroites
  • Son plumage est noir, avec une tache gris clair sur la gorge, presque imperceptible à une distance moyenne
  • L’adulte mesure 16 centimètres de long, avec une envergure allant de 42 à 48 centimètres, ailes déployées
  • Cette espèce vole neuf mois de suite par an. Elle ne se pose que pour pondre, couver les œufs et élever ses oisillons

Avant de prendre la décision de ramener un oisillon trouvé dans la rue chez vous, vous devez vous assurer qu’il s’agit de la bonne espèce. Dans le cas contraire, vous pourriez lui apporter de mauvais soins ou, pire encore, l’éloigner de son nid alors qu’il ne courait pas de réel danger (il s’entraînait peut-être à voler, par exemple).

Une fois que nous serons certains qu’il s’agit d’un martinet noir en danger, nous suivrons les normes suivantes.

Un martinet noir sur une branche.

Soins basiques du martinet noir

Il existe de nombreuses nuances à prendre en compte au moment de soigner un oiseau, mais il faut surtout bien avoir à l’esprit que chaque seconde est vitale pour l’oisillon. Les deux premiers pas essentiels à suivre sont les suivants :

  1. Hydrater l’animal. Il est possible que le petit soit proche de mourir à cause du manque d’eau et d’une trop grande incidence de lumière solaire. C’est donc la première chose à faire. Dissoudre une cuillerée de sucre dans de l’eau et l’apporter à l’animal sera primordial. Il faut toujours placer le liquide avec une seringue à la commissure du bec. Ne la mettez jamais à l’intérieur car vous pourriez l’étouffer
  2. Le mettre dans une boîte, mais jamais à côté d’une fenêtre à travers laquelle le soleil donnerait. La boîte doit être en carton ou en plastique, spacieuse (environ 40 cm de diamètre) et sans barreaux ou parties saillantes car le petit pourrait se blesser. Il est important de laisser l’oisillon tranquille une fois installé car il n’est pas rare que des oiseaux passeriformes meurent de stress parce qu’on les a trop touchés)

Une fois les premières heures passées, si l’oisillon a accepté l’hydratation et ne présente pas de blessures, il est probable qu’il finisse par s’en sortir. Il faut maintenant veiller à son alimentation.

Que mange-t-il ?

Nourrir des martinets noirs est complexe car ils sont exclusivement insectivores. Il faut donc se procurer, dans des magasins pour animaux exotiques (ou en ligne) ce que l’on connaît sous le nom d’aliment vivant : des grillons, des sauterelles, des vers de cire et des ténébrions, entre autres.

Il est important de souligner qu’il ne faut pas abuser des vers comme forme d’aliment car ils ont un haut contenu en graisses. Les sauterelles et les grillons constitueront toujours la meilleure option.

L’oisillon doit manger un insecte chaque demi-heure lors de ses étapes les plus précoces (seulement la journée). On pourra ensuite espacer avec une prise de 15 insectes toutes les trois heures. Il est également nécessaire d’apporter des compléments vitaminiques une fois par jour. Ceux-ci peuvent être obtenus dans les mêmes magasins où l’on achète l’aliment vivant.

Le petit du martinet noir peut avoir besoin de votre aide.

La fin ultime est la liberté

Il faut se rappeler que la fin ultime est la libération de l’oisillon du martinet. Celle-ci se produira quand les plumes se seront complètement développées et que l’animal aura pratiquement l’aspect d’un adulte.

Nous ne devons pas oublier qu’il s’agit d’un animal sauvage. Ce n’est pas un être vivant avec lequel on peut jouer et interagir à l’excès car il doit finir par pouvoir vivre en liberté et de façon autonome.

 

  • Breves pautas para la cría a mano del vencejo, GREFA. Recogido a día 21 de mayo en https://www.grefa.org/esta-en-tu-mano/la-cria-a-mano-de-vencejos.
  • Apus Apus, wikipedia. Recogido a día 21 de mayo en https://es.wikipedia.org/wiki/Apus_apus.