Impact environnemental : quels sont les indicateurs ?

L'impact environnemental sur les écosystèmes rend nécessaire la présence d'indicateurs qui nous aident à comprendre leur état.
Impact environnemental : quels sont les indicateurs ?

Dernière mise à jour : 09 février, 2021

Les indicateurs de l’impact environnemental servent à déterminer jusqu’à quel point un écosystème peut être affecté par l’action humaine. Ces indicateurs se basent généralement sur des paramètres quantifiables présents dans la nature. Ceux-ci nous donnent des pistes sur leur état, en matière de pollution et de durabilité.

En quoi consistent ces indicateurs ? Comment se mesurent-ils ? Des caractéristiques physico-chimiques du milieu jusqu’à la présence et la prolifération de différentes espèces, ces paramètres peuvent nous avertir qu’un écosystème est en train de disparaître avant qu’il ne soit trop tard.

Le besoin de protéger la nature

L’énorme impact environnemental que nous, les humains, avons sur les écosystèmes à cause de nos activités est indéniable. La construction, les infrastructures publiques et l’extraction de ressources n’en sont que quelques exemples.

Les lois d’impact environnemental exigent donc une série de mesures pour protéger l’environnement des activités anthropiques. Même si nous sommes l’espèce dominante sur la planète, cela ne nous donne pas le droit de tout faire.

Depuis des années, la conscience écologique plus poussée de la population a forcé les lois de nombreux pays à exiger un plus grand respect de l’environnement. Cela a mené à une série de protocoles stricts au moment de construire des structures ou de réaliser des activités dans les écosystèmes.

Une plante qui pousse.

Les objectifs de l’évaluation de l’impact environnemental

Les gouvernements de tous les pays et les différentes administrations utilisent l’évaluation de l’impact environnemental pour essayer de voir jusqu’à quel point nous altérons l’équilibre naturel. Pour résumer, les objectifs de l’évaluation de l’impact environnemental sont les suivants :

  1. Informer sur l’état de l’environnement affecté par l’action humaine.
  2. Prédire de manière scientifique le futur des écosystèmes face aux pressions anthropiques.
  3. Servir de base à des décisions pouvant avoir un impact sur l’environnement affecté.

Types d’indicateurs et exemples

L’Institut Supérieur de l’Environnement définit les indicateurs de l’impact environnemental comme suit : « Une mesure de la qualité environnementale, qui peut s’utiliser pour évaluer l’état et les tendances au niveau de la capacité de l’environnement à soutenir la santé humaine et écologique. »

Il existe de nombreuses façons de classer les indicateurs de l’impact environnemental. Pour simplifier ce point, nous allons nous intéresser aux types d’indicateurs en fonction de leur nature :

  • Physico-chimiques : ils se basent sur des paramètres physiques ou chimiques du milieu. Les plus utilisés sont le pH, la quantité de nitrates et la concentration en carbone organique.
  • Bio-indicateurs : ce sont des organismes qui, par leur présence, informent de l’état de l’environnement. Il existe beaucoup d’exemples de bio-indicateurs, que nous verrons un peu plus tard.
  • Géomorphologiques : ils évaluent l’état du sol et l’érosion, deux facteurs clés pour la santé de la nature.

1. Les indicateurs physico-chimiques

Comme leur nom l’indique, ce sont des indicateurs qui se basent sur la mesure de variables physiques ou chimiques du milieu qui va être étudié. Étant donné que tout, sur la Terre, est quasiment physique et chimique, on peut les utiliser pour mesurer n’importe quel type d’impact. Il existe de nombreux facteurs physico-chimiques.

Dans les milieux aquatiques, les indices de qualité des eaux, de turbidité et d’oxygène dissous sont particulièrement importants. Au niveau des milieux terrestres, on peut souligner le pH du sol et les concentrations de différentes molécules – nitrates et métaux lourds, par exemple.

2. Les bio-indicateurs

L’un des éléments les plus importants pour évaluer la santé de l’écosystème est la présence d’espèces bio-indicatrices. Comme leur nom l’indique, ces êtres vivants nous informe, par leur présence, du bon fonctionnement d’un écosystème.

Ces espèces ont pour caractéristique le fait d’être très sensibles aux perturbations environnementales. Certains de ces êtres vivants sont végétaux – comme les lichens – mais il existe beaucoup d’animaux morphologiquement complexes qui sont aussi des bio-indicateurs.

Dans les écosystèmes aquatiques, en tant qu’indicateurs de la bonne qualité des eaux, on trouve certains organismes invertébrés, comme les larves des insectes. Chez les vertébrés, la loutre est le bio-indicateur par excellence des systèmes d’eau douce, car elle l’abandonne rapidement quand les conditions empirent.

3. Autres indicateurs de l’impact environnemental

En plus des indicateurs que nous venons de mentionner, il en existe beaucoup d’autres qui prennent en compte des facteurs pouvant affecter l’environnement. Nous pouvons ici englober les indicateurs qui sont liés au paysage : l’érosion et la couverture aérienne, par exemple.

En outre, la biodiversité est un facteur important pour déterminer la santé environnementale d’une zone. Ainsi, les indices de biodiversité nous servent à savoir combien il y a d’espèces dans une zone.

De l'eau douce.

Pour conclure, les indicateurs de l’impact environnemental nous aident à comprendre l’état d’une zone naturelle concrète et à prendre des décisions de conservation au sujet de ce lieu. Ces indicateurs sont donc essentiels.

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