5 animaux en voie de disparition au pôle Nord

La disparition d'une espèce peut toujours conduire à la disparition d'autres espèces. C'est le cas des animaux en voie de disparition au pôle Nord, car il s'agit d'un écosystème délicat.
5 animaux en voie de disparition au pôle Nord

Dernière mise à jour : 21 août, 2021

L’Arctique traverse sa pire période. Le dégel, la chasse, le forage pétrolier et bien d’autres actions humaines menacent de plus en plus d’animaux au pôle Nord. Les espèces qui habitent cet écosystème sont hautement spécialisées pour vivre dans des conditions de froid extrême, c’est pourquoi ces changements les affectent gravement.

La destruction de l’environnement progresse 3 fois plus vite en Arctique que dans le reste du monde. Si vous voulez savoir quelles espèces sont les plus touchées par cette situation, poursuivez donc votre lecture. Le temps presse, alors s’informer devient une nécessité.

La crise du pôle Nord

Le cercle polaire arctique connaît une crise climatique depuis de nombreuses années. Depuis le début des alertes jusqu’à aujourd’hui, nous avons pu en vérifier quelques-unes des conséquences : la montée du niveau de la mer est perceptible (de 10 à 20 centimètres), il y a de plus en plus d’inondations, des gelées anormales apparaissent, les vagues de chaleur….

Cette région est confrontée à de nombreux problèmes. De manière générale, ces problèmes sont les suivants :

  • Dégel : les pôles sont le réfrigérateur de la planète. En fondant et en rétrécissant, non seulement les océans se refroidissent, mais toute la chaleur que la glace renvoie à l’atmosphère tombe sur le reste de la planète, accélérant ainsi le réchauffement climatique.
  • Emission de méthane : ce gaz, si nocif pour l’atmosphère, est stocké en grande quantité au sein du pergélisol. Lorsqu’il est libéré avec la fonte de cette couche, il provoque plus de dégel, ce qui provoque plus d’émission de méthane, accélérant de plus en plus le cycle.
  • Instabilité climatique : les conséquences de cette situation sont complexes, de sorte qu’il est impossible de prédire quels phénomènes anormaux nous connaîtrons dans le futur. De plus, les experts assurent que les conséquences seront plus graves.

5 animaux en voie de disparition au pôle Nord

Les premières victimes de cette crise au pôle Nord sont les animaux. De la perte d’espace au sol utilisable à la difficulté à trouver de la nourriture, ces espèces ont de plus en plus de mal à survivre dans leur propre foyer. Découvrez ici les espèces les plus représentatives.

1. L’ours blanc (Ursus maritimus), l’un des animaux du pôle Nord en voie de disparition

Ce mammifère marin est peut-être l’espèce dont on parle le plus à l’heure de parler de la crise climatique. Les ours polaires dépendent totalement de la calotte glaciaire du pôle Nord, à la fois pour leurs déplacements et leur nourriture. Cette espèce, qui passe plus de temps dans l’eau que sur terre, met de plus en plus de temps à retourner à l’eau car, chaque hiver, l’eau met plus de temps à geler.

Le fait que les ours polaires doivent se réfugier sur les rivages les rend plus susceptibles de rencontrer les communautés humaines qui y vivent. Cela ne se termine généralement pas bien pour l’une ou l’autre des 2 espèces. D’autre part, l’accessibilité de ces animaux a augmenté la chasse illégale.

60 % des spécimens vivants se trouvent sur les terres canadiennes. L’espèce est en situation de vulnérabilité.

Un ours blanc.

2. Le renard polaire (Alopex lagopus)

Ce mammifère spectaculaire, qui développe un manteau neigeux en hiver pour se camoufler dans la neige, se nourrit généralement des charognes laissées par les ours polaires. Comme ces mammifères ont du mal à trouver des proies, le renard arctique est contraint de rechercher de nouvelles sources de nourriture.

En pénétrant de nouveaux territoires à la recherche de gibier, les renards arctiques envahissent les terres d’autres espèces, comme celles du renard roux (Vulpes vulpes). Ils deviennent ainsi les concurrents d’autres prédateurs et perturbent les nouveaux habitats dans lesquels ils pénètrent.

Il existe 4 sous-espèces de renard arctique. L’espèce n’est pas classée « en danger d’extinction », mais son avenir est délicat.

Un renard du pôle nord.

3. Le béluga (Delphinapterus leucas), un animal du pôle Nord sur le point de disparaître

Le béluga est victime d’un problème à la base de la chaîne alimentaire : la densité des algues qui prolifèrent sur la glace diminue avec la fonte de cette matière. En conséquence, les crustacés qui s’en nourrissent voient leur population être réduite, tout comme la morue polaire, qui les chasse pour survivre.

Le dernier maillon, le béluga (qui se nourrit principalement de morue polaire) voit également sa population être réduite. De plus, dans son aire de répartition au large des côtes de l’Alaska, il doit faire face au trafic maritime et à la pollution industrielle de ses eaux. Actuellement, il est en danger d’extinction.

Cette espèce a fait l’objet d’une chasse commerciale au 19e siècle et une partie du 20e.

Le béluga vit au pôle Nord.

4. Le morse (Odobenus rosmarus)

Le morse est une espèce endémique des mers arctiques. Ces mammifères montent sur les calottes glaciaires et les côtes pour se reposer, mettre bas ou allaiter leurs petits. Outre la destruction de leur habitat par le dégel, ils doivent faire face à la chasse pour leurs longues défenses (qui sont en ivoire) et leur graisse corporelle.

La prospection pétrolière dans son aire de répartition endommage l’écosystème environnant, surtout lorsqu’il y a des déversements accidentels.

Pôle Nord.

5. Le lagopède alpin (Lagopus muta)

Également connue sous le nom de perdrix des neiges, cette perdrix est une espèce très commune dans la toundra du pôle Nord. Au fur et à mesure que la glace fond, les perdrix des neiges se réfugient dans les massifs montagneux, où elles s’isolent.

Comme elles sont obligées d’aller de plus en plus au sud (on les voit même dans les Pyrénées espagnoles), leur nombre diminue. Malheureusement, la population de cette espèce est de plus en plus fragmentée.

Il n’y a ni plus ni moins de 23 sous-espèces de lagopède.

Il est toujours triste d’entendre ce type de nouvelles. De plus, l’insistance des médias crée le sentiment qu’il n’est pas possible de retourner la situation. Or, bien qu’une personne seule ne puisse pas sauver la planète, plus nombreuses sont les personnes qui en prennent soin que celles qui la détruisent : travailler ensemble est la clé pour sauver ces animaux et la Terre.


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