Girafe masaï : habitat et caractéristiques

La girafe masaï fait partie des 9 sous-espèces de girafes qui existent dans le monde. Elle se distingue par sa taille et ses taches particulières.
Girafe masaï : habitat et caractéristiques

Dernière mise à jour : 02 septembre, 2021

La girafe masaï, également connue sous le nom de « girafe du Kilimandjaro », est le plus grand représentant de sa famille et le plus grand animal terrestre du monde. C’est un mammifère tellement emblématique que c’est son image qui nous vient probablement à l’esprit quand on imagine une girafe dans la savane. En effet, il s’agit d’un spécimen prototypique.

Cette sous-espèce appartient à la famille des Giraffidae, est capable de parcourir de courtes distances à une vitesse allant jusqu’à 56 km/h et a été déclarée en danger d’extinction. Sans aucun doute, sa situation délicate est un appel à en apprendre davantage sur son importance, son habitat et ses caractéristiques.

L’habitat de la girafe masaï

La girafe masaï (Giraffa camelopardalis ssp. Tippelskirchi) est une sous-espèce de girafe originaire d’Afrique, comme tous ses parents directs. On la trouve dans le sud et le centre de la Tanzanie, ainsi qu’au Kenya. En raison de sa capacité à vivre à des températures extrêmes, ce grand mammifère peut habiter dans des régions désertiques, des plaines ouvertes ou encore des zones pleines de végétation.

Caractéristiques physiques

Ce mammifère a des pattes et des sabots très puissants. La plupart des prédateurs évitent les girafes adultes, car un coup de patte les tuerait sur-le-champ, comme l’expliquent les experts de Giraffe Words. Les membres de cette girafe mesurent environ 2 mètres de long. Son cou est tout aussi géant : il est composé de 7 longues vertèbres et est recouvert d’une crinière. 

Les mâles adultes mesurent 5,80 mètres, et les femelles, 5,50 mètres. Leur langue mesure jusqu’à 50 centimètres et ils ont la plus longue de tous les animaux terrestres. Le cœur d’une girafe masaï pèse en moyenne 11 kilos et pompe 60 litres de sang par minute. Et l’extension de ses membres lui permet d’atteindre une vitesse de 56 km/h.

Les taches de cette sous-espèce particulière sont irrégulières par rapport aux autres espèces. Avec l’âge, les mâles ont des taches plus foncées que les femelles, et curieusement le mâle dominant a les taches les plus ternes. Cependant, lorsqu’il assume pour la première fois son rôle, il se peut que cela change, on ignore à quoi est dû ce changement physique.

La peau de cette girafe ressemble à un groupe de feuilles de chêne séchées sur un fond de couleur plus claire, orange ou crème. Cette sous-espèce est facile à distinguer des autres girafes, car les taches qui la caractérisent s’arrêtent au-dessus des genoux : ses pattes arborent un ton blanc ou clair. 

Au sujet de ses pattes, elles sont si fines qu’il est étonnant de voir qu’elle est capable de supporter son poids à l’âge adulte. Enfin, les jeunes mâles ont des ossicônes plus développés que les femelles, chez qui ces structures sont plus minces et recouvertes de poils.

Les ossicônes sont des protubérances osseuses recouvertes de peau. Chez les girafes, on les trouve sur la tête.

Un couple de girafes Masaï dans la savane.

Famille, genre et espèce

Elle doit son nom scientifique à Herr von Tippelskirch, qui était membre d’une expédition scientifique allemande en Afrique de l’Est et qui a apporté des informations et des échantillons de peau en Europe pour la première fois. Cette girafe fait partie de la famille des Giraffidae et du genre Giraffa, décrite pour la première fois en 1898. La seule espèce existante (Giraffa camelopardalis) possède 9 sous-espèces :

  • Girafe réticulée (Gc reticulata)
  • Girafe d’Angola ( Gc angolensis)
  • Girafe du Kordofan (Gc antiquorum)
  • Girafe de Nubie (Gc camelopardalis)
  • Girafe ougandaise (Gc rothschildi)
  • Girafe sud-africaine ( Gc giraffa )
  • Girafe thornicroft ou de rhodésie ( Gc thornicrofti)
  • Girafe ouest-africaine ou nigériane
  • Girafe masaï ou kilimandjaro (Gc tippelskirchi)

Le comportement de la girafe masaï

Ces girafes particulières vivent en petits troupeaux. Elles semblent être très tolérantes les unes envers les autres pour la plupart, en particulier les femelles qui tissent des liens forts. Les mâles ont tendance à être agressifs, mais uniquement lorsqu’il s’agit de dominance de groupe ou de droits d’accouplement et n’interagissent généralement pas avec les autres girafes, à moins qu’ils ne cherchent à s’accoupler.

Ces mammifères se déplacent à travers leur territoire d’origine qui peut s’étendre sur plus de 80 kilomètres. Ils ne sont pas territoriaux : ils cohabitent avec d’autres animaux et d’autres troupeaux de girafes.

Comportement alimentaire

Ce sont des animaux herbivores qui passent entre 16 et 20 heures à chercher de la nourriture et à se nourrir. Les girafes dorment très peu et dorment par courtes périodes. Par rapport à la taille globale de leur corps, leur bouche est très petite, elles mangent donc leur nourriture lentement et en petites quantités.

Une girafe adulte mange en moyenne 34 kilos de nourriture par jour.

Les feuilles d’acacia sont leur nourriture préférée. Bien que celles-ci aient des épines dangereuses, les girafes parviennent à les avaler à l’aide de leur longue langue et de leur salive épaisse. Grâces aux feuilles, elles peuvent passer plusieurs jours sans boire d’eau, mais quand elles ont besoin de boire, elles peuvent boire jusqu’à 37 litres par jour.

Le régime alimentaire de ces girafes se compose entièrement de végétation comme des brindilles, des fruits de saison, des fleurs et, bien entendu, des feuilles d’acacia. Les mâles explorent les branches supérieures des arbres, tandis que les femelles explorent, elles, les branches inférieures.

Comportement reproducteur

Ces girafes atteignent la maturité sexuelle entre l’âge 3 et 5 ans. Les femelles commencent à s’accoupler dès l’âge de 4 ans ; les mâles attendent plus longtemps pour pouvoir affronter les adultes du troupeau. L’accouplement a lieu à n’importe quel moment de l’année après que 2 mâles se battent pour la femelle.

La gestation dure environ  14 mois. L’accouchement complet dure entre 2 et 6 heures. À sa naissance, la petite girafe masaï mesure environ 1,83 mètre et pèse jusqu’à 90 kilos. Environ 20 minutes ou 1 heure après être venue au monde monde, elle est prête à marcher.

Les mères masaï sont très protectrices et sont prêtes à donner de puissants coups de pied pour éloigner les prédateurs de leurs bébés. Ces coups sont si forts qu’ils peuvent briser le crâne ou la colonne vertébrale d’un animal de la taille d’un lion. Mais le sort des girafes peut être différent si elles se trouvent face à un grand troupeau de prédateurs.

Il existe une sorte de garderie dans laquelle certaines mères veillent à tour de rôle sur les petits pendant que les autres se nourrissent. La mortalité chez les jeunes girafes masaï est de 75 % due aux prédateurs. Il ne fait aucun doute qu’elles ont toutes les capacités pour se défendre, mais les nouveau-nés et les spécimens âgés sont plus vulnérables et donc les plus attaqués par les lions, les léopards et les hyènes.

Le statut de conservation de la girafe masaï

Mi-juillet 2019, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé les girafes Masaï dans la catégorie en danger d’extinction, en raison du braconnage et de l’exploitation des terres. Leur situation actuelle est très délicate.

La population de cette sous-espèce a diminué de près de 50 % au cours des 3 dernières décennies et le nombre total de girafes en Afrique a diminué de 40 %. Les girafes masaï étaient au nombre d’environ 35 000 en 2019, un nombre alarmant par rapport à ceux signalés dans le passé.

Bien que la chasse à la girafe soit illégale au Kenya et en Tanzanie, ces girafes sont tuées pour leur peau, leur viande, leurs os et leur queue, qui servent à la fabrication de bijoux et qui alimentent la croyance selon laquelle leur cerveau et leur moelle osseuse peuvent tuer le VIH. En plus de cela, les populations humaines se sont étendues au point d’atteindre des terres sauvages et donc d’affecter leur habitat.

Une girafe masaï contre le ciel bleu.

Ces mammifères ont été très peu étudiés en comparaison avec d’autres espèces. En Afrique il y a moins de girafes que d’éléphants. Il est vital de contribuer à leur conservation, car si la tendance se poursuit, ces sous-espèces pourraient disparaître de la Terre en moins de temps que nous ne le pensons.

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