6 curiosités méconnues sur les méduses

Les méduses sont des invertébrés qui ont une mauvaise réputation. Pourtant, il s'agit de créatures primitives et fascinantes.
6 curiosités méconnues sur les méduses

Dernière mise à jour : 28 janvier, 2021

Malgré leur mauvaise réputation durant l’été, les méduses sont des animaux incroyables. Cependant, bon nombre des caractéristiques de leur morphologie, de leur biologie et de leur façon de vivre nous sont souvent totalement inconnues.

Les méduses peuvent facilement s’observer le long de la côte en été, avec l’augmentation des températures. Mais en réalité, elles peuvent vivre à différentes profondeurs et dans divers climats.

Ces impressionnants êtres vivants peuplent tous les océans du monde. Si vous souhaitez en savoir davantage sur les méduses, poursuivez donc votre lecture.

Que sont les méduses ?

Les méduses sont des animaux marins du groupe des cnidaires, auquel appartiennent également les coraux et les anémones. Ces invertébrés se caractérisent par la présence d’un corps gélatineux en forme de cloche, auquel pendent de longues tentacules urticantes.

Par ailleurs, ces fascinants invertébrés sont des animaux ancestraux qui vivent sur notre planète depuis très longtemps. En effet, leurs plus anciennes traces fossiles remontent à environ 500 millions d’années, pendant l’ère du Cambrien.

Un groupe de méduses.

Quelques curiosités sur les méduses

Il y a probablement beaucoup de choses que vous ne savez pas à propos des méduses. La vie marine est très différente de la vie terrestre. C’est pourquoi nous passons souvent à côté de détails incroyables sur les êtres qui vivent en milieu aquatique. Découvrez ci-après six curiosités sur les méduses. Ne passez pas à côté !

1. Les méduses n’ont pas toujours la même forme

Les méduses ne naissent pas avec la forme typique qu’elles adoptent en nageant avec leur tentacules. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le cycle vital d’une même espèce alterne entre différentes formes de vie.

La plupart des cnidaires disposent d’une phase de vie liée au substrat, appelée polype, et d’une phase de vie libre, la méduse. Les polypes sont sessiles, ils ont une forme cylindrique et se divisent par gemmation en petites ephyras.

Les ephyras possèdent déjà un aspect similaire à celui des petites méduses et nagent librement avec des mouvements rapides de contraction. En grandissant, ils se transforment en méduses qui se reproduisent sexuellement, donnant lieu à une petite larve ou plantule.

Cette dernière s’ancre au fond de l’océan. Elle forme ensuite un polype qui commence à un nouveau cycle.

2. Les méduses n’ont ni cerveau ni coeur

Le système nerveux des méduses correspond à un réseau neuronal très simple qui leur permet de coordonner leurs mouvements et de réagir à des stimuli. Elles n’ont pas de cerveau qui régule leurs fonctions. Elles ne possèdent pas non plus de système circulatoire ou respiratoire : la diffusion de l’oxygène a lieu au niveau des tissus.

Toutefois, ces animaux semblent avoir des fonctions cérébrales comme le sommeil. Cela pourrait indiquer que le sommeil est une fonction hautement conservée sur le plan évolutif.

Ce fait a été découvert par des chercheurs de l’Institut de Technologie de Californie (Caltech). L’objet de leur étude était les habitudes de sommeil des méduses Cassiopea.

3. Elles sont constituées de plus de 90 % d’eau

La partie principale de leur corps, appelée cloche, se compose de deux fines couches de cellules entre lesquelles se trouve un matériau aqueux et inerte. Dès lors, il est difficile qu’un être vivant soit constitué plus simplement qu’une méduse.

4. Pourquoi leur piqûre est-elle dangereuse ?

Toutes les méduses ne piquent pas. Mais celles qui piquent peuvent causer des lésions très douloureuses. La piqûre est en fait causée par le frottement des tentacules, qui contiennent des cellules urticantes nommées cnidocystes.

Ces cellules sont exclusives aux cnidaires – comme son nom l’indique – et sécrètent une substance urticante destinée à la défense contre les prédateurs et à la captation des proies.

Si nous observons une piqûre de méduse, nous pouvons voir que les cnidocystes fonctionnent comme un ressort. En effet, ils génèrent une décharge d’un filament urticant qui s’insère dans la peau de la victime par le biais d’un dard vénéneux.

D’autre part, une méduse morte a toujours la capacité de piquer. Il faut donc être très prudent en la manipulant.

Néanmoins, comme nous l’avons précisé, certaines méduses ne piquent pas. Il existe certains endroits dans le monde où l’on peut nager tranquillement entouré de millions de méduses dorées sans qu’il ne se passe rien. C’est le cas des Îles Palau.

5. Les méduses géantes existent

L’espèce Cyanea capillata, plus connue sous le nom de méduse à crinière de lion, est la méduse la plus grande qui existe. Le plus grand spécimen avait un corps de 2,3 mètres de diamètre, ainsi que des tentacules qui atteignaient 36,5 mètres de long. Il a été trouvé au large des côtes du Massachusetts en 1870.

6. Les méduses sont-elles immortelles ?

La plupart des méduses ont une durée de vie moyenne de quelques heures à plusieurs mois. Cela varie en fonction de l’espèce Il y a toutefois une exception.

Le cycle de vie des méduses.

La Turritopsis nutricula est l’unique espèce qui peut inverser les phases de son cycle biologique grâce à la capacité de ses cellules à se différencier d’une cellule mère. L’espèce est capable de revenir à son stade de polype, puis de commencer à nouveau le cycle.

Vous en savez maintenant davantage sur les méduses. Ces créatures préhistoriques  fascinent encore aujourd’hui la communauté scientifique.

Cela pourrait vous intéresser ...
Porpita porpita, la méduse bouton bleu
My AnimalsLisez-le dans My Animals
Porpita porpita, la méduse bouton bleu

La Porpita porpita reçoit le nom de "méduse bouton bleu" alors que ce n'est pas une méduse, mais une hydre. Découvrez-en plus sur elle.



  • Gili, J. M., & Nogué, S. (2006). Toxicidad por picadura de medusas. Jano1816, 45-46.
  • Vera, C., Kolbach, M., Zegpi, M. S., Vera, F., & Lonza, J. P. (2004). Picaduras de medusas: actualización: An update. Revista médica de Chile132(2), 233-241.
  • Fischman, J. (2016). Las medusas, unas nadadoras excelentes. Investigación y ciencia.
  • Thomas, L. (1995). The medusa and the snail: More notes of a biology watcher. Penguin.