La chenille-chat : rare, belle et dangereuse

31 janvier, 2021
La chenille-chat est un invertébré fascinant, mais il peut représenter un danger pour la santé de l'homme. Sachez-en plus ici !

La chenille-chat (Megalopyge opercularis) est un papillon de nuit de la famille des Megalopygidae. Au-delà de sa forme caractéristique de stade larvaire, nous connaissons le papillon adulte sous le nom de papillon de flanelle ou papillon-chat.

Cette chenille abonde souvent dans sa région d’origine. Elle peut infester les arbres et les arbustes autour des maisons, des écoles et des parcs.

Ces dangereux invertébrés tombent depuis l’arbre sur leurs victimes et causent de multiples morsures. Poursuivez donc votre lecture si vous voulez en savoir davantage sur ces lépidoptères mortels mais fascinants.

Comment reconnaître la chenille-chat ?

  • Les chenilles-chat ont la forme d’une larme ornées de longs poils soyeux. Cette larve peut alors ressembler à une touffe de coton ou aux poils d’un chat persan.
  • Sa couleur varie du jaune-gris au brun rougeâtre ou bien correspond à un mélange de teintes.
  • La larve mature mesure entre 2,5 et 3,5 centimètres de long et possède sept paires d’attaches à ventouse sur la moitié postérieure du corps.
  • Le papillon adulte a des ailes émoussées couvertes de longs poils ondulés et une envergure de 2,5 à 3 centimètres. Les ailes sont de couleur orange au niveau de la base, et crème aux extrémités. Les pattes sont recouvertes de poils délicats et nuancés.

Quelques données sur sa vie

Le nom scientifique de la chenille-chat est Megalopyge opercularisLes papillons adultes émergent à la fin du printemps ou au début de l’été. Ils pondent des centaines d’œufs dans des arbres comme le chêne, le noyer, l’orme, le micocoulier et d’autres arbres d’ombrage.

Il convient de noter qu’une ou deux générations se produisent chaque année, bien que les chenilles tendent à être plus fréquentes à l’automne. Pendant l’hiver, la chenille-chat reste sous forme de cocon déposé sur le tronc ou les branches de la plante hôte.

Une chenille-chat sur une feuille.

La chenille-chat est belle et venimeuse

Il est important de noter que les chenilles et toutes les étapes de la vie du papillon-chat peuvent constituer un danger pour la santé humaine. La chenille-chat a développé des pratiques de défense exceptionnelles contre les prédateurs.

Leurs stratégies comprennent le mimétisme défensif et la production de toxines protéolytiques, neurotoxiques et allergéniques. Nous ressentons alors une douleur intense et lancinante lorsque les poils de la chenille entre en contact avec la peau.

Généralement, si le contact se produit sur le bras, les toxines peuvent provoquer des douleurs dans la région des aisselles. Des taches érythémateuses peuvent également apparaître sur la zone de la morsure du sujet.

D’autres symptômes peuvent faire leur apparition. Par exemple : comprennent les maux de tête, les nausées, les vomissements, une lymphadénopathie, une lymphadénite et parfois un choc ou un stress respiratoire.

Les premiers soins en cas d’intoxication

Il est important de savoir qu’une intoxication par contact avec la chenille-chat nécessite toujours une consultation, une hospitalisation et même un traitement dans une unité de soins d’urgence. Il convient tout d’abord d’appliquer un sac de glace sur la zone de la piqûre.

Des antihistaminiques oraux peuvent également être administrés au patient. Et ce, afin de soulager les démangeaisons et les sensations de brûlure.

Il convient par ailleurs d’appliquer du ruban adhésif sur la morsure et de l’enlever soigneusement. Cela a pour but d’éliminer les épines irritantes. Les blessures oculaires doivent êtres immédiatement traitées par un spécialiste.

Une chenille-chat sur fond blanc.

Le contrôle de la population des papillons des chenilles-chat

Nous pouvons contrôler les papillons des chenilles-chat lorsqu’ils deviennent abondant en pulvérisant l’environnement avec un pesticide résiduel. C’est le cas de la perméthrine, de la cyfluthrine ou des aérosols similaires étiquetés pour le contrôle des chenilles sur les plantes ornementales.

Dans certains cas, comme dans la cour de récréation de l’école, la meilleure solution est sans doute d’éduquer les élèves et les enseignants sur l’importance de ne pas les toucher à mains nues. Sans aucun doute, la meilleure prévention consiste à éviter complètement le contact avec l’invertébré.

  • Hall,D.W. (2012, revised 2019). Puss caterpillar (larva), southern flannel moth (adult). in Featured Creatures. Entomology and Nematology. Publication Number: EENY-464. University of Florida. http://entnemdept.ufl.edu/Creatures/MISC/MOTHS/puss.htm
  • McGovern JP, Barkin GD, McElhenney TR, Wende R. (1961). Megalopyge opercularis: observations of its life history, natural history of its sting in man, and report of an epidemic. Journal of the American Medical Association 175(13): 1155-1158