5 différences entre les loups et les chiens

Bien qu'intuitives, nous devons prendre en compte les différences entre loups et chiens, afin d'afficher la bonne attitude face à ces animaux.
5 différences entre les loups et les chiens

Dernière mise à jour : 21 juillet, 2021

Les chiens domestiques se sont différenciés de leurs prédécesseurs il y a environ 12 000 ans – lorsque l’agriculture a émergé – lorsqu’ils ont été formés pour servir de maîtres aux humains. Au fil du temps, les processus de sélection génétique et de domestication ont donné lieu à certaines différences entre les loups et les chiens qui méritent d’être commentées.

Contrairement à ce que l’on croyait il y a quelque temps, aujourd’hui, certaines sources soutiennent que le chien domestique ne descend pas du loup, mais que tous deux ont un ancêtre commun. Dans cet article, vous serez en mesure de savoir quels traits différencient les deux canidés et comment appliquer ces connaissances à l’heure de prendre soin d’un chien.

L’évolution phylogénétique du chien et du loup

Les loups et les chiens descendent du genre Leptocyon dont l’aspect était similaire à celui d’un renard, et qui existait il y a 34 millions d’années. De ce genre, sont apparus les genres Vulpes (renards) et Canis (coyotes, loups et chacals) se sont ramifiés, qui aujourd’hui ont des représentants vivants.

Les loups et les chiens appartiennent à la même espèce (Canis lupus). Les loups appartiennent à la sous-espèce Canis lupus lupus et les chiens domestiques à la sous-espèce Canis lupus familiaris. Il faut noter qu’aujourd’hui certains auteurs conçoivent le chien comme une espèce distincte du loup et considère que l’appellation correcte est donc Canis familiaris.

5 différences entre les loups et les chiens

Nous avons différencié les deux espèces au niveau taxonomique. Voyons maintenant quelles sont leurs différences morphologiques et comportementales.

1. Les différences entre les loups et les chiens dans leur relation avec les humains 

La domestication du chien marque évidemment une différence dans la façon dont les deux espèces traitent les humains. Le loup est beaucoup plus méfiant envers les humains, puisque notre espèce représente un concurrent dans son environnement, quand ce n’est pas un envahisseur.

Les chiens, en revanche, s’adaptent à nous depuis des milliers d’années : la socialisation avec l’espèce humaine est déjà inscrite dans leurs gènes. Il a été démontré que ces animaux sont capables de lire nos expressions faciales et ont même des comportements interspécifiques lorsqu’ils jouent avec leurs maîtres.

Les chiens ont développé des stratégies de communication avec les humains qu’ils ne pratiquent pas avec les membres de leur propre espèce.

Un chien regarde son gardien.

2. Les différences anatomiques 

À première vue, il est évident que leur apparence est très différente. Les loups sont plus stylisés, ont un museau plus long et leur pelage est beaucoup plus rugueux. Quant aux chiens, leur apparence est très dépendante des races que l’homme a créées tout au long de son histoire.

La variation intraspécifique entre les chiens est beaucoup plus importante que celle entre les loups. Par exemple, un petit chien ne peut pas dépasser 10 kilos, tandis qu’un Mastiff anglais pèse facilement 100 kilogrammes. Les sélections génétiques par croisement ont conduit les chiens domestiques à se présenter sous toutes les formes et couleurs possibles.

3. Une nourriture différente 

Vivre avec les humains a rendu le système digestif des chiens plus préparé à un régime omnivore que celui des loups. Ces derniers tolèrent bien moins bien les glucides, car ce sont des carnivores stricts.

Par ailleurs, bien que les chiens conservent une partie de l’instinct de chasse de leur ancêtre, ils ne seraient pas en mesure de se débrouiller seuls dans la nature : ils dépendent trop de la protection humaine et se sont habitués à obtenir de l’énergie à partir de sources autres que la viande. Les loups, en revanche, conservent un instinct prédateur bien marqué.

4. Une communication différente 

Les loups aboient rarement : chiots, ils aboient pour attirer l’attention de leur mère, mais une fois arrivés à maturité, ils arrêtent d’émettre ce type de vocalisations. Compte tenu de leur mode de vie, il est plus utile de hurler pour communiquer sur de longues distances que d’attirer l’attention autour d’eux en aboyant.

En revanche, les chiens n’ont pas ce besoin de discrétion, car leur subsistance et leur protection sont liées à l’être humain. Pour eux, les aboiements sont des appels à l’attention ou des vocalises pendant le jeu. Ils n’ont pas non plus besoin de communiquer sur de longues distances, ils ont donc tendance à moins hurler.

5. Parmi les différences entre les loups et les chiens, figure la plasticité comportementale

La néophobie – peur de tout ce qui est nouveau – et le manque de domestication du loup font que sa capacité à changer de comportement est réduite par rapport au chien. Ce dernier est conditionné et sa vie tourne est liée à celle d’une autre espèce, ce qui lui permet de s’adapter beaucoup plus facilement à une communication autre que la sienne.

Cela ne veut pas dire qu’un loup ne peut pas accepter un humain, mais c’est ce dernier qui devra s’adapter à la communication et à l’organisation sociale du canidé.

Quelques loups dans la neige.

Loups et chiens : les 2 faces d’une même médaille ?

L’identification du loup avec les chiens crée une idée sous-jacente que le premier est une version impitoyable et cruelle des animaux amicaux qui nous accueillent lorsque nous rentrons chez nous. Cette conception est on ne peut plus fausse : le loup ne doit pas être apprécié pour sa sociabilité, mais pour son rôle dans l’écosystème et son droit à la vie.

Les deux espèces ont leurs qualités. Alors que le chien fait partie de la famille, le loup rappelle que les forêts recèlent une beauté dans leur propre équilibre, si étrangère à l’homme.

Cela pourrait vous intéresser ...
Le comportement des loups
My Animals
Lisez-le dans My Animals
Le comportement des loups

Les loups sont des animaux grégaires, hiérarchiques et nocturnes. Ce sont des chasseurs qui coopèrent, même s'ils sont souvent vus seuls.