Où vivent les otaries ?

Les otaries appartiennent à la famille des Otariinés. Elles vivent sur les côtes et les plages de l'hémisphère sud, y compris de l'Antarctique.
Où vivent les otaries ?

Dernière mise à jour : 12 avril, 2022

Les otaries sont réparties dans différentes parties du monde. Elles sont très populaires dans l’hémisphère sud, où on peut les apercevoir sur les côtes lorsqu’elles se rassemblent en colonies entre les rochers ou les plages de sable. Découvrez ici les différentes espèces et l’habitat naturel de chacune d’entre elles.

Les otaries

Les otaries appartiennent au groupe des pinnipèdes, dans lequel se trouvent tous les mammifères adaptés à la vie marine. Les 4 membres se sont transformés en nageoires et ont presque complètement perdu leurs poils. De plus, elles ont un corps lisse qui les aide à réduire le frottement de l’eau et à améliorer leur nage. Elles ont une excellente capacité d’adaptation, raison pour laquelle il existe une grande variété d’espèces.

Les phoques et les otaries ont une apparence similaire, mais certaines différences physiques permettent de les distinguer les uns des autres. Les otaries ont des oreilles visibles, un cou défini et de longues nageoires. De leur côté, les phoques n’ont qu’une ouverture auditive – ils n’ont pas d’oreilles -, un cou très petit et ils ont tendance à traîner leur corps, car leurs nageoires sont très petites.

Où vivent les otaries ?

L’océan regorge d’otaries. Découvrez l’habitat des différentes espèces, qui vivent principalement dans l’hémisphère sud.

1. L’otarie à fourrure d’Afrique du Sud

Son nom scientifique est Arctocephalus pusillus – otarie qui figure sur la photo de présentation de cet article – et, comme son nom « populaire » l’indique, on la trouve en Afrique du Sud, notamment en Namibie, et  sur la côte australienne, précisément sur les îles du détroit de Bass.

C’est un animal très calme et sociable dans l’eau, un parfait compagnon pour les plongeurs jusqu’à 60 mètres de profondeur. Sur terre, il peut être quelque peu nerveux et capricieux en présence d’humains.

2. L’otarie à crinière

Otaria flavescens habite les côtes du Pacifique et de l’Amérique du Sud. On la trouve en Équateur, au Chili, en Argentine et en Uruguay.

Otaria à crinière (Otaria flavescens).

Les mâles pèsent environ 300 kilos – soit deux fois plus que les femelles – et sont reconnaissables à leur couche de poils roux au niveau le cou. Ces otaries vivent en colonies formées par un mâle et son harem de femelles, ainsi que de jeunes spécimens.

3. L’arctocéphale des Galapagos

Arctocephalus galapagoensis est une espèce endémique des îles Galapagos, en Équateur, qui ne migre pas. Ces otaries se nourrissent de poissons en eau profonde, et la nuit elles remontent à la surface.

Arctocephalus galapagoensis.

Les mâles mesurent 1,5 mètre de long et pèsent environ 65 kilos ; les femelles sont plus petites et plus légères. C’est la plus petite espèce de la famille. Ces otaries s’organisent en colonies reproductrices dans des grottes, où les femelles donnent naissance à un seul petit par saison.

4. L’otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande

Arctophoca forsteri habite les côtes sud de l’Australie et l’île du sud de la Nouvelle-Zélande. Des colonies de mâles peuvent être trouvées dans le détroit de Cook. Fait intéressant : les colonies australiennes et néo-zélandaises ne se mélangent pas, même si elles appartiennent à la même espèce.

Otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande (Arctophoca favoriseri).

Les mâles pèsent environ 150 kilos et mesurent deux mètres ; les femelles pèsent environ 50 kilos et mesurent 1,5 mètre. Les deux sexes ont des nageoires caudales tournées vers l’avant, un nez pointu et de longues moustaches blanches. Leur corps est brun grisâtre au niveau du dos et plus clair sur le ventre.

5. L’otarie à fourrure antarctique

Arctocephalus gazella vit dans les eaux antarctiques et dans les mers au sud de l’Argentine et du Chili. Les îles Kerguelen sont l’endroit le plus au nord où ces spécimens ont été vus, à environ 2 000 kilomètres de l’Antarctique.

Otarie à fourrure antarctique (Arctophoca gazella).

Comparé aux autres membres de la famille, le museau de l’otarie à fourrure antarctique est plus court. Les mâles – qui mesurent deux mètres et pèsent jusqu’à 230 kilos – ont la peau brun foncé, tandis que celle des femelles et des jeunes est grise. Ces otaries se nourrissent de krill et occasionnellement de poissons.

6. L’otarie à fourrure d’Amérique du Sud

Son nom scientifique est Arctophoca australis australis. C’est une espèce endémique d’Amérique du Sud, qui habite le sud du Brésil, l’Uruguay, l’Argentine et le Chili.

Des otaries à fourrure d'Amérique du Sud (Arctophoca australis australis)

Le dimorphisme sexuel est également présent chez cette espèce : les mâles mesurent 2 mètres et pèsent 200 kilos, contre 1,5 mètre et 60 kilos pour les femelles. Le régime alimentaire de ces otaries est composé de crustacés, de céphalopodes et de poissons. C’est un animal opportuniste qui se nourrit de ce qu’il trouve dans la mer.

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