Le merlu : types de migrations et alimentation

04 février, 2020
Le poisson merlu réalise des migrations quotidiennes et saisonnières. Découvrez-en davantage dans cet article !

Le merlu est un type de poisson très commun dans la gastronomie mondiale. Nous l’appelons également brochet de mer, en raison de sa ressemblance avec le brochet (Esox lucius), bien qu’ils n’appartiennent pas au même ordre.

Les différentes espèces de merlu se répartissent dans plusieurs océans, l’Atlantique, l’Océan Indien et le Pacifique. Par ailleurs, il est très courant dans certaines mers, comme la Méditerranée, où le nombre de spécimens a fortement réduit au cours des dernières décennies.

Ces animaux suivent deux schémas migratoires bien spécifiques. L’un d’eux a un but alimentaire, et l’autre est lié à la reproduction et la perpétuation de l’espèce.

Les espèces de merlu

Les poissons merlu appartiennent à l’ordre des gadiformes. Des poissons qui se caractérisent par le fait que la première nageoire dorsale est très courte et la deuxième si longue qu’elle couvre presque toute la longueur du reste du corps. Cependant, les espèces peuvent appartenir à plusieurs genres. Uniquement liés entre eux par leur similitude physique et par les migrations qu’ils effectuent.

Voici les différentes espèces de merlu :

  • Européen (Merluccius merluccius)
  • Australien (Merluccius australis)
  • Argenté (Merluccius bilinearis)
  • Argentin (Merluccius hubbsi)
  • Mexicain (Merluccius augustimanus)
  • Du Pacifique Sud (Merluccius gayi)
  • Grenadier patagonien (Macruronus magellanicus)
  • Noir (Dissostichus eleginoides), commun dans l’Océan Indien
  • Blanc (Urophycis tenuis)
  • Rouge (Urophycis chuss)

Les merlus argentés, blancs et rouges sont très semblables les uns envers les autres et il est difficile de les différencier. Ils vivent tous sur la côte est des Etats-Unis, dans l’Océan Atlantique.

Le dessin d'un merlu

Les types de migrations du merlu

Les merlus sont des poissons démersaux, qui vivent généralement à des profondeurs comprises entre 10 et 400 mètres. Cependant, des spécimens ont été trouvé à 1000 mètres de profondeur dans la mer Méditerranée. Ce large éventail est l’une des conséquences du premier type de migration des merlus.

En effet, les merlus réalisent deux types de migrations :

  • Migration nycthémérale : il s’agit d’une migration vers les eaux superficielles pendant la nuit et vers les profondeurs pendant la journée. Les spécimens adultes se nourrissent de petits poissons -anchois, harengs ou sardines- ou de calamars qui vont à la recherche de plancton océanique. D’autre part, le plancton dont se nourrissent leurs proies, émerge durant la nuit, attirant ainsi des centaines de poisson. Ce qui explique pourquoi le merlu remonte à la surface. Pendant la journée, ces poissons descendent dans la colonne d’eau jusqu’au fond boueux, où ils attendent la nuit, protégés par l’obscurité
  • Migration annuelle : lorsque la période de reproduction arrive, les femelles et les mâles adultes -à partir de 7 et 5 ans, respectivement- migrent au début du printemps vers des eaux plus froides pour frayer. A cette période, les organes reproducteurs sont si développés qu’ils font pression sur l’appareil digestif et l’animal cesse de se nourrir. Quand ils atteignent les eaux froides depuis les eaux plus chaudes, les femelles et les mâles libèrent leurs gamètes qui vont féconder à l’extérieur.

Importance économique de ce poisson

Actuellement, il existe des preuves démontrant que plusieurs des espèces de merlu sont surexploitées lors de la pêche. Les principales méthodes de pêche de ces poissons sont le chalutage, les filets fixes et les sennes coulissantesCes méthodes ne sont pas sélectives. En outre, certaines nuisent gravement au milieu marin.

Les différentes formes de pêche du merlu

En Europe et en Amérique du Sud, les merlus sont les espèces de poissons démersaux les plus importants pour l’économie de la pêche. Comme conséquence, des investissements sont effectués pour étudier la biologie et l’écologie de cette espèce, qui n’est pas complètement connue. Comprendre ses types de migrations, quelles sont ses proies, comment la pêche affecte-t-elle les sous-populations des différentes espèces, etc. D’autre part, on cherche de nouvelles techniques de pêche plus sélectives qui ne nuisent ni à l’espèce ni à l’environnement.

En outre, les différents gouvernements essaient de renforcer la législation et d’établir des programmes de pêche qui permettront d’inverser la situation de détérioration des diverses espèces de merlu. Par exemple, il est interdit de pêcher des animaux de moins de 25 centimètres dans certains pays. Enfin, le contrôle de la part des forces des différents Etats a augmenté. Tout cela pour améliorer l’état et l’environnement du merlu.

 

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