Une étude sur le bien-être des chats domestiques

18 août, 2020
Il est parfois difficile de décrypter l'état d'âme des animaux de compagnie. Dans cet article, nous vous proposons quelques clés pour améliorer le bien-être des chats domestiques.

Le bien-être des animaux de compagnie est souvent considéré comme facile. En effet, à moins qu’ils ne présentent des pathologies graves, les petits déséquilibres émotionnels sont difficiles à identifier.

Les propriétaires ont généralement des vies très actives, remplies de stimulations et de préoccupations. Ce qui rend encore plus complexe le soin de l’animal en question. C’est pourquoi, nous souhaitons aujourd’hui vous en dire davantage sur les facteurs qui favorisent ou réduisent le bien-être des chats domestiques.

Chats et êtres humains : une symbiose de milliers d’années

Nous ne savons pas encore avec une certitude absolue quand l’interaction entre les chats et les êtres humains a commencé. En général, on suppose que cette relation de symbiose a débuté dans l’Egypte Antique.

Mais des preuves fossiles récentes indiquent qu’elle pourrait remonter à beaucoup plus loin. Autrement dit, 7000 ans plus tôt. Dès lors, les chats étaient des animaux vénérés, chéris, et malheureusement vilipendés à certaines époques de l’histoire.

Actuellement, le rôle du chat est celui d’un animal domestique. En 1991, on estimait à environ 35 millions le nombre de chats dans les foyers de l’Union Européenne. En raison de leur importance, à la fois sociale et individuelle, ces animaux sont devenus un véritable membre de la famille. A ce titre, ils requièrent de l’attention, de la compréhension et de l’empathie de la part de leurs propriétaires.

Dans cet article, nous vous exposons divers facteurs qui conditionnent, dans une certaine mesure, le bien-être des chats domestiques. Pour cela, nous nous basons sur cette étude publiée dans le fameux site de ScienceDirect.

Une personne caresse un chat.

Une étude très intéressante sur le bien-être des chats

Cette étude a pour objectif d’explorer les différents facteurs permettant de quantifier le bien-être des chats. La méthodologie est la suivante :

  • Un groupe échantillon de 62 propriétaires et leurs chats ont été choisis. Tous ont participé sans connaître l’objectif réel de l’étude.
  • La relation entre l’animal et son propriétaire fut quantifiée à l’aide de divers paramètres : questionnaires, examen physique du chat, échelle de Lexington Pet Attachment Scale (LAPS).
  • Un score fut ensuite calculé pour chaque interaction, en fonction du bien-être de l’animal : faible (L), moyen (M), ou élevé (H).
  • Ces paramètres ont permis aux chercheurs d’avoir une idée précise de l’état social, comportemental, et physiologique de chaque chat.

Par ailleurs, le profil moyen des participants était légèrement biaisé. Car la plupart étaient des femmes qui possédaient déjà une expérience préalable dans le soin des chats. Malgré cela, les résultats restent extrêmement intéressants.

Quels sont les facteurs qui influencent le bien-être des chats ?

Plusieurs choses ont été élucidées pendant cette étude.

  • Les résultats sont plutôt bons, car en termes de qualité de vie de l’animal, plus de 70 % des chats ont obtenu un score moyen et 17 % un score élevé.
  • La condition physique générale fut très bonne. En effet, 75 % des chats ont obtenu un score élevé.
  • Des facteurs tels que le sexe, l’âge, le nombre de membres dans la famille ou les activités sociales du propriétaire semblent conditionner ces pourcentages.

Toutes ces données sont intéressantes et positives. Mais il faut noter que seulement 16 % des chats domestiques n’ont montré aucun comportement anormal pour leur espèce. Cela signifie que, même si les propriétaires ont accordé beaucoup d’attention à leur animal, ils n’ont pas réussi à couvrir entièrement ses besoins. Qu’est-ce qui favorise donc le bien-être de l’animal ?

  1. Il a été démontré que les chats qui disposent de plusieurs membres de la famille au sein du foyer reçoivent davantage de soins vétérinaires. Cela souligne l’importance pour tous les membres de la famille de se sentir responsables et d’apporter les meilleurs soins possibles à l’animal.
  2. Le fait d’avoir déjà un animal de compagnie à la maison réduit les comportements problématiques des chats tels que l’action de déchirer les objets. Cela peut s’expliquer par le fait que les propriétaires plus expérimentés savent ce qu’il faut faire pour stimuler l’animal. Ce n’est pas difficle, les grattoirs et les jouets sont essentiels pour l’activation mentale d’un chat.
  3. Des signes tels que la défécation en dehors de la litière peuvent être des indicateurs de stress chez l’animal. Les résultats sont surprenants, car ce type de comportements était réellement moindre chez les chats vivants dans des foyers sans enfantsUne fois de plus, cela souligne la nécessité d’éduquer les plus petits de la maison. Ils doivent respecter au maximum les êtres vivants et les animaux avec lesquels il cohabitent.
Un chat apeuré, stressé.

La responsabilité du propriétaire

Toutes ces données ne signifient pas que le fait d’avoir des enfants à la maison, de ne pas avoir d’expérience avec d’autres animaux domestiques, ou d’être une personne seule à la maison, fera souffrir davantage l’animal.

Ce type d’étude montre la nécessité de comprendre quels sont les plus grandes faiblesses et carences dans l’environnement de l’animal, d’y accorder une attention particulière et d’essayer de les résoudre.

Par exemple, si vous avez des enfants à la maison, concentrez votre énergie et votre temps sur le fait qu’ils sachent respecter l’animal, qu’ils ne le touchent pas trop, et ne génèrent pas de bruit incessant à côté de lui.

  • Owner and cat features influence the quality of life of the cat, ScienceDirect. Recogido a día 10 de mayo en https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0168159105000511