La surcroissance des prémolaires chez les cobayes

04 juillet, 2020
La surcroissance des prémolaires chez les cobayes est un problème assez commun qui nécessite des soins assez particuliers. Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à poursuivre votre lecture.

Les cobayes (Cavia porcelus) présentent des problèmes récurrents de surcroissance des prémolaires des deux côtés de la mandibule. Ces dents poussent et créent un pont sur la langue qui complique l’ingestion de l’aliment et, par conséquent, le quotidien de l’animal.

Nous allons, tout au long de cet article, vous parler de ce sujet très intéressant pour que vous puissiez faire attention à la santé de votre animal et détecter à quel moment il est nécessaire de consulter votre vétérinaire pour un examen des dents.

La surcroissance des prémolaires chez les cobayes

La surcroissance des prémolaires est fréquente chez les cobayes

Observations

Les problèmes dentaires chez les rongeurs sont l’une des pathologies les plus habituelles dans une clinique vétérinaire pour animaux exotiques. La croissance des prémolaires est si rapide et disproportionnée que le pronostic est généralement assez mauvais.

Symptômes

La première chose que l’on détecte est que le cobaye essaye de se rapprocher de la nourriture et la sent mais ne la goûte pas. Il fait également un mouvement très caractéristique avec la bouche, comme s’il voulait avaler sa salive mais ne pouvait pas le faire. À cause de ce problème, le cobaye bave en continu et son haleine a une odeur aigre.

Au moment de l’examen, l’animal aura très probablement perdu du poids et ses os pelviens seront marqués. Les commissures de sa bouche seront humides et il sera réticent à son examen de la bouche car cela lui fait mal.

Dans ce cas, il faudra endormir l’animal pour pouvoir explorer sa cavité buccale plus facilement et voir s’il s’agit réellement d’une surcroissance des prémolaires. D’autres possibilités seraient :

En tant qu’examen complémentaire, on peut réaliser une radiographie du crâne pour déterminer le diagnostic et la cause de la surcroissance. Les radiographies latérales permettent par exemple de voir les deux côtés de la tête et d’observer les branches mandibulaires droite et gauche. Grâce à cela, on pourra noter la croissance des racines des dents touchées.

Sur les radiographies latéro-latérales, on peut voir la surcroissance des prémolaires. Une radiographie facio-caudale permettra d’étudier l’articulation temporo-mandibulaire, en quête d’altérations.

Diagnostic

Une fois la surcroissance confirmée, on la diagnostique comme une “maladie dentaire acquise” qui provoque une malocclusion et empêche l’ingestion de foin. Étant donné que l’animal ne peut pas se nourrir correctement, les dents ne s’usent pas comme elles le devraient et le problème se rétro-alimente.

Traitement pour la surcroissance des prémolaires chez les cobayes

Pour traiter la surcroissance des prémolaires chez les cobayes, on peut procéder à la taille et au limage des dents.

Dans un premier temps, on anesthésie le cobaye en suivant le protocole du vétérinaire en question. Ensuite, on place un ouvre-bouche dentaire et un écarteur de joues pour pouvoir facilement accéder à la cavité orale. En se servant d’une lime chirurgicale, on rétrécit les couronnes dentaires. Enfin, on raccourcit les dents avec des pinces hémostatiques.

Comment traiter la surcroissance des prémolaires chez les cobayes ?

La meilleure façon d’éviter que la surcroissance ne réapparaisse est de corriger l’alimentation du cobaye. Les rongeurs sont des animaux qui ingèrent une grande quantité de végétaux fibreux pour aider au correct mouvement et à l’occlusion de la bouche. Cela ressemble à ce qui se produit lors de la mastication des ruminants, qui triturent l’herbe et permettent ainsi une usure correcte des dents.

Le grand inconvénient est que beaucoup d’animaux ne sont pas habitués à manger des aliments peu propices pour leur espèce, que ce soit par méconnaissance ou entêtement du maître.

La surcroissance des prémolaires est une pathologie très commune chez les cobayes qui mangent de tout, sauf du foin ou un bon fourrage. Très souvent, il est compliqué de faire comprendre au propriétaire que ces animaux ont besoin d’une alimentation plus équilibrée, où l’ingestion de fibres serait prioritaire.

 

  • Valls Badía X, Vergués Bueno J. Casos clínicos de animales exóticos. Servet.