Les maladies oncologiques chez les chiens

Les maladies oncologiques chez les chiens varient en matière de symptômes, de pronostic et de traitement en fonction de leur localisation.
Les maladies oncologiques chez les chiens

Dernière mise à jour : 18 mars, 2021

Les maladies oncologiques chez les chiens sont celles qui englobent tous les néoplasmes (tumeurs), en particulier les néoplasmes malins avec un potentiel de métastases. Les cancers sont relativement fréquents chez ces animaux ; on estime que 99 chiens sur 1000 souffrent d’une tumeur cancéreuse, en particulier à l’âge adulte.

Le terme « cancer » nous ébranle tous, car il englobe une série de pathologies qui présentent des pronostics réservés dans de nombreux cas. Dans tous les cas, l’apparition d’une tumeur maligne n’est jamais la fin du chemin, ni chez le chien ni chez l’homme. Sachez-en plus ici sur les maladies oncologiques chez les chiens.

Les maladies cancéreuses les plus courantes chez les chiens

Le mot « cancer » fait référence à un ensemble d’entités cliniques ayant des caractéristiques communes. Dans un processus cancérigène, une lignée cellulaire mutante cesse de répondre aux périodes normales de croissance et de mort et finit alors par croître de manière incontrôlable. C’est ainsi que la tumeur apparaît.

Cependant, il convient de noter que tous les cancers ne se manifestent pas par une tumeur, tout comme certaines tumeurs ne sont pas cancérigènes. Lorsque les cellules tumorales se développent de manière limitée et localisée et ne se propagent pas à d’autres parties du corps, il s’agit d’un néoplasme bénin.

D’autre part, certains cancers ne forment pas de tumeurs ; des cellules qui se divisent de manière exagérée sont par exemple relâchées dans la circulation sanguine. Dans la leucémie, des corps cellulaires dysfonctionnels (blastes) s’accumulent dans le sang, ce qui déplace le reste des cellules fonctionnelles et met en danger la vie de l’animal.

Comme vous le verrez, il existe de nombreux types de cancer – presque autant qu’il y a de tissus dans notre corps – et les symptômes varient considérablement. Dans les lignes suivantes, nous vous présentons les particularités des principales maladies oncologiques chez les chiens.

Un chien chez le vétérinaire avec des problèmes cardiaques.

1. Le mastocytome canin

Les mastocytomes canins représentent jusqu’à 20 % des tumeurs cancéreuses localisées au niveau de la peau, comme l’indique le portail Acta Veterinaria Scandinavica. C’est un cancer d’étiologie peu connu, mais il est communément associé à des facteurs génétiques, inflammatoires et infectieux.

Cette tumeur apparaît principalement chez les chiens âgés, en particulier à la surface de la peau près du bassin – jusqu’à 50 % des cas. Si cette blessure est détectée chez le chien, il est indispensable d’agir chirurgicalement. La capacité métastatique des mastocytes est imprévisible, donc chaque seconde compte.

2. Le mélanome

Le mélanome est le type de cancer le plus courant dans la région du visage. Cette tumeur est à l’origine de près de 45 % des cancers de la bouche chez le chien, car on le trouve principalement dans la bouche et les lèvres de l’animal, bien qu’il puisse également survenir à tout autre endroit.

Cette tumeur se manifeste par une masse pigmentée qui a tendance à s’ulcérer et à saigner à mesure qu’elle augmente de taille. Détectée tôt, la chirurgie et la radiothérapie sont les meilleurs alliés de l’animal, car les mélanomes sont assez résistants à la chimiothérapie.

3. Le lymphome

Le lymphome est un cancer du système lymphatique pouvant toucher différentes zones : les ganglions lymphatiques, la rate, le thymus et la moelle osseuse. Il existe environ 30 variantes de lymphomes chez le chien, avec des symptômes divers et des pronostics très différents. La plupart d’entre eux sont traités par chimiothérapie.

Il est à noter que ce type de malignité est associé à la race du chien et, par conséquent, à sa génétique. Par exemple, près de 20 % des golden retrievers meurent de cette maladie. Cette race est particulièrement punie par le cancer, car jusqu’à 7 chiens sur 10 meurent d’une tumeur maligne et de ses effets.

4. L’ostéosarcome

L’ostéosarcome est la tumeur osseuse la plus courante chez les chiens. Elle représente 85 % des tumeurs squelettiques primitives.

Ces tumeurs se manifestent par des douleurs très intenses et une incapacité locomotrice chez le chien. L’ostéosarcome est dû à la surproduction des cellules responsables de la stabilité de l’os, des ostéoblastes et des ostéoclastes.

5. L’hémangiosarcome

L’hémangiosarcome est une tumeur pouvant se trouver dans n’importe quel lit vasculaire, c’est-à-dire les veines, les artères et les capillaires sanguins. Il est très malin et agressif.

Ainsi, le pronostic – même avec un traitement – est très réservé. Il représente près de  5 % de toutes les tumeurs chez le chien, étant peut-être le cancer le plus répandu au sein de l’espèce.

L’hémangiosarcome est 10 fois plus fréquent que le reste des néoplasmes canins. Encore une fois, ce sont les golden retrievers qui sont les plus touchés : près de 23 % d’entre eux meurent de ce cancer.

Un golden retriever est sauvé grâce à un drone.

Maladies cancéreuses chez les chiens et prévention

Certaines des maladies oncologiques décrites ici ont un très mauvais pronostic. D’autres peuvent généralement être traitées de manière satisfaisante si elles sont diagnostiquées tôt.

Par exemple, les tumeurs à mastocytes et les mélanomes peuvent être traités par chirurgie et radiothérapie. Ces traitements peuvent sauver le chien d’une issue fatale.

En revanche, des pathologies telles que l’hémangiosarcome sont généralement détectées lorsque le chien a un peu plus d’un mois à vivre. Dans ces cas, accompagner l’animal dans ses derniers instants est la seule option.

Cela pourrait vous intéresser ...
Calendrier de vaccination des chiens : tout ce qu’il faut savoir
My AnimalsLisez-le dans My Animals
Calendrier de vaccination des chiens : tout ce qu’il faut savoir

Respecter le calendrier de vaccination des chiens peut sauver la vie de ces animaux plusieurs fois tout au long de son cycle de vie.



  • Nishiya, A. T., Massoco, C. O., Felizzola, C. R., Perlmann, E., Batschinski, K., Tedardi, M. V., … & Zaidan Dagli, M. L. (2016). Comparative aspects of canine melanoma. Veterinary sciences, 3(1), 7.
  • Schneider, R., Dorn, C. R., & Taylor, D. O. N. (1969). Factors influencing canine mammary cancer development and postsurgical survival. Journal of the National Cancer Institute, 43(6), 1249-1261.
  • Baioni, E., Scanziani, E., Vincenti, M. C., Leschiera, M., Bozzetta, E., Pezzolato, M., … & Ru, G. (2017). Estimating canine cancer incidence: findings from a population-based tumour registry in northwestern Italy. BMC veterinary research, 13(1), 1-9.
  • Ostrander, E. A., Dreger, D. L., & Evans, J. M. (2019). Canine cancer genomics: lessons for canine and human health. Annual review of animal biosciences7, 449-472.