Pododermatite chez le chat : symptômes, causes et traitement

Comme de nombreux animaux, les chats réalisent de nombreuses activités en utilisant leurs pattes et leurs griffes. Lorsque ceux-ci sont touchés par des maladies telles que la pododermatite, il est nécessaire de consulter un vétérinaire pour identifier la cause.
Pododermatite chez le chat : symptômes, causes et traitement

Dernière mise à jour : 16 octobre, 2021

Tous les chats ont des griffes puissantes capables de s’accrocher sur des surfaces, de déchirer des tissus et même de faire mal. Ces structures sont une excellente arme de défense. Cependant, comme le reste du corps, elles peuvent aussi être touchées par des maladies, certaines aussi rares que la pododermatite qui nuit grandement à leur qualité de vie.

Nous vous invitons à découvrir ici une pathologie particulière qui affecte les coussinets des chats. Vous découvrirez quelles sont les causes à l’origine de cette maladie, quels sont ses symptômes et quelle est la meilleure manière d’aborder le traitement.

Qu’est-ce que la pododermatite ?

Aussi connue sous le nom de pododermatite plasmocytaire, la pododermatite chez le chat est une maladie qui se caractérise par une inflammation localisée des coussinets métacarpiens et métatarsiens. L’âge, le sexe ou la race ne sont pas des facteurs déterminants : tous les chats peuvent souffrir de cette maladie.

Si l’un des coussinets de votre chat semble présenter une anomalie, nous vous suggérons de lui accorder l’attention qu’il mérite. La pododermatite chez le chat doit être traitée dès les premiers symptômes pour éviter une propagation et réduire les complications secondaires.

Les causes de la pododermatite chez le chat

Il existe de nombreuses pathologies pour lesquelles des informations suffisantes n’ont pas encore été recueillies, faisant que de nombreux points sur leur éthologie et leur pathogenèse restent inconnus. La pododermatite féline en est un exemple. Son étude a commencé il y a plus de 4 décennies et, à ce jour, ses causes restent inconnues.

La pododermatite chez le chat montre une réponse positive aux glucocorticoïdes et une infiltration tissulaire des plasmocytes. Cela suggère que la cause principale est un processus à médiation immunitaire.

Le virus de l’immunodéficience féline (FIV) semble également être lié à la maladie. En effet, il a été observé que jusqu’à 60% des chats atteints de podermatite présentaient les deux maladies en même temps.

Par ailleurs, chez certains chats, la pododermatite s’est manifestée de façon saisonnière, comme cela arrive avec de nombreuses autres maladies d’origine allergique. Par conséquent, il n’est pas exclu que les allergènes soient également des déclencheurs de cette pathologie.

Le léchage est l'une des stéréotypies chez les chats.

Les symptômes

Dans tous les cas de pododermatite chez le chat, la boiterie est le premier symptôme à apparaître et aussi le plus facile à identifier. Des gonflements commencent à apparaître et, dans la plupart des cas, le coussinet central est le plus endommagé. Ce dernier prend une teinte violacée et des stries hyperkératosiques blanchâtres apparaissent.

Des ulcères abondants et des abcès importants apparaissent chez les félins présentant des symptômes avancés (ou les chats qui n’ont pas reçu de soins médicaux adéquats). En conséquence, l’inconfort et la douleur augmentent. Ne laissez pas votre animal en arriver là : agissez à temps.

Si votre animal souffre de cette maladie, il est possible que ces autres symptômes apparaissent :

  • Faiblesse
  • Fièvre
  • Réticence à bouger
  • Pelage en mauvais état faute de toilettage

Dans certains cas, la pododermatite chez le chat se manifeste de manière subclinique, c’est-à-dire sans symptômes. Il est donc très important de consulter régulièrement le vétérinaire.

Le diagnostic

Pour obtenir un diagnostic définitif de la maladie, il est nécessaire d’effectuer différents examens. Le diagnostic débute par un examen physique général de l’animal, une anamnèse et un prélèvement. Ils fourniront des informations précieuses et utiles pour la prochaine étape : le diagnostic différentiel.

Le diagnostic différentiel

Des signes tels que l’inflammation et l’ulcération des coussinets ne sont pas propres à la pododermatite chez le chat. Par conséquent, des maladies telles que le pemphigus foliacé, la pyodermite, la mycose profonde et la dermatophytose doivent être exclues en raison de la similitude des symptômes.

D’autres pathologies telles que la dermatite de contact irritative, le complexe de granulome éosinophilique et l’épidémiose bulleuse dystrophique devront être éliminées du diagnostic final. Pour y parvenir, il faut recourir à plusieurs examens.

Le diagnostic de laboratoire

L’hémogramme est l’un des examens les plus utiles pour établir le diagnostic de la pododermatite chez le chat. Lors de l’interprétation des résultats, les éléments suivants peuvent être observés :

  • Lymphoncytose (nombre élevé de lymphocytes).
  • Neutrophilie (faibles taux de neutrophiles).
  • Thrombocytopénie (diminution du nombre de plaquettes).
  • Plasma abondant et cellules polymorphonucléaires.
  • Hypergammaglobulinémie (taux élevés de gamma globuline). Elle est considérée comme l’altération biochimique la plus fréquente de la maladie.

L’analyse histopathologique est également un excellent outil pour collecter des informations supplémentaires. Pour la réaliser, il sera nécessaire de faire une biopsie de la zone touchée. Une observation au microscope permettra d’identifier les zones épidermiques où il y a acanthose, du tissu érodé ou une ulcération.

Le traitement de la pododermatite chez le chat

Le traitement de la pododermatite chez le chat dure généralement 10 semaines. A ce stade, il est recommandé d’administrer de la doxycycline à raison de 10 milligrammes par kilo toutes les 24 heures. Plus de 80 % des félins parviennent à se stabiliser et montrent une amélioration considérable après les premières doses.

En tant que plan B pour les animaux chez qui la réponse thérapeutique souhaitée n’a pas été obtenue, la prednisolone est une bonne aide. La dose recommandée est de 4,4 milligrammes par kilo avec la même fréquence. La réponse au médicament indiquera son retrait. La prednisolone doit être progressivement interrompue.

Le lymphome chez le chat est un type de cancer très courant.

Le vétérinaire prendra la décision d’enlever chirurgicalement ou non tous les tissus affectés lorsqu’aucun des traitements n’a été efficace. Nous vous suggérons de suivre à la lettre les indications médicales qui vous sont indiquées, car votre chat mérite d’avoir la meilleure vie possible avec vous : préservez sa santé.

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