Le tabac nuit aux animaux de compagnie

14 janvier, 2021
Le tabac nuit aux fumeurs et à leur entourage, mais aussi - voire plus - à leurs animaux de compagnie. Quels sont les risques ?

De nombreux fumeurs, en particulier les fumeurs chroniques, ne semblent pas se soucier de ce que les autres pensent de leur habitude. Or il est prouvé que le tabac nuit aux animaux domestiques.

Les plus accros en oublient même les dommages qu’ils peuvent causer à ceux qu’ils aiment. Ces derniers deviennent inexorablement des consommateurs passifs au deuxième ou troisième degré.

Le problème est qu’une grande majorité de fumeurs éprouvent, dans une mesure plus ou moins grande, un sentiment de culpabilité chaque fois qu’ils éteignent une cigarette. Fumer est un plaisir qui génère des sentiments contrastés et un poids sur la conscience. Beaucoup souhaitent vraiment stopper cette habitude, mais ils n’y arrivent pas.

Le tabac nuit aux animaux

De la même manière que fumer affecte négativement les fumeurs et toutes les personnes de leur entourage, le tabac nuit à leur animal de compagnie. En raison de leur statut d’animaux de compagnie populaires, les chiens et les chats sont les plus touchés.

Un golden retriever dans la nature.

Après les chiens et les chats domestiques, ce sont les oiseaux en captivité qui en souffrent le plus. Parmi les chiens vivant avec un humain fumeur, un sur deux finit par souffrir d’un cancer au cours de sa vie.

Les statistiques sont probantes. Les chiens ont également 60 % plus de risque de développer de l’asthme, une rhinite aiguë, une inflammation des voies respiratoires ou une bronchite.

Le museau est un facteur important. En effet, les races qui ont un grand museau, comme le golden retriever ou le berger allemand, sont particulièrement susceptibles de développer un cancer du poumon.

Cela est dû à leur capacité à absorber de plus grandes quantités d’air. Mais les chiens à museau plat n’échappent pas non plus aux risques (boxer ou bouledogue), car la quantité de toxines qui atteignent les poumons est plus importante.

Le tabac chez les chats et les oiseaux

Les chats sont constamment en train de se laver. On estime qu’ils passent jusqu’à deux tiers de leur journée à se toiletter. C’est un facteur qui joue contre leur santé lorsqu’ils vivent avec des fumeurs.

Les chats finissent par ramasser avec leur langue toutes les toxines de la fumée de cigarette sur leur fourrure et leur peau. C’est pourquoi ils ont jusqu’à 70 % plus de risque de développer des problèmes buccaux, qui peuvent atteindre le stade de tumeur maligne ou de cancer.

Mais ceux qui en souffrent d’autant plus sont les oiseaux qui vivent en captivité avec les humains. Ces animaux présentent deux inconvénients par rapport aux chiens et aux chats.

D’une part, leur système respiratoire est extrêmement délicat. D’autre part, ils sont condamnés à rester dans des espaces restreints. Par conséquent, toute substance nocive qui atteint l’endroit qu’ils occupent sera respirée encore et encore, sans arrêt.

Le cancer du poumon n’est pas le seul problème auquel sont confrontés les perroquets, perruches et autres oiseaux sauvages qui cohabitent avec les consommateurs de tabac. Le cancer de la peau est un autre problème auquel ils peuvent être confrontés, ainsi que l’irritabilité des yeux.

Les mesures préventives

Fumer est nocif pour la santé des personnes dépendantes et pour leur entourage. Il est évident que le tabac nuit aussi à nos animaux domestiques.

Un homme qui fume près de son chien.

Pour réduire tous les effets négatifs du tabagisme, il n’y a qu’une seule mesure efficace et définitive : arrêter de fumer. Il existe des solutions alternatives : réduire le nombre de cigarettes par jour, ne pas fumer à la maison, ni dans des espaces fermés ou avec d’autres personnes à proximité.

Mais ces remèdes ne seront pas tellement utiles aux fumeurs secondaires ou passifs. Certains disent qu’une seule cigarette par jour est aussi nocive que dix.

Les catégories de fumeurs

L’action nocive de la fumée de tabac se présente sous trois catégories. Ce sont les suivantes :

  • La fumée primaire est celle que le fumeur inhale dans les poumons et expulse ensuite.
  • La fumée passive concerne ceux qui respirent les particules toxiques de la fumée en suspension dans l’air ou qui les retrouvent sur leur peau ou leurs vêtements.
  • La fumée passive au troisième degré concerne ceux qui n’entrent pas en contact direct avec la fumée, mais qui entrent en contact avec des personnes ou des objets ayant reçu les toxines. Il s’agit par exemple des mains des fumeurs, des vêtements, des meubles, etc.

Par conséquent, fumer à proximité des animaux n’est pas la seule chose qui les met en danger. L’action du tabac au troisième degré nuit aussi aux animaux de compagnie.

Les chats et chiens qui lèchent constamment les mains de leurs maîtres fumeurs sont lentement empoisonnés. Il suffit qu’ils se posent sur leurs genoux ou sur leurs vêtements contaminés pour être affectés. C’est pourquoi certains défenseurs des animaux ont proposé d’interdire aux fumeurs d’adopter des animaux de compagnie.