Les anti-inflammatoires chez les chiens et les chats : un risque mortel

18 juillet, 2018
Les effets secondaires des médicaments prescrits aux chiens et aux chats peuvent générer des lésions dans les organes et même la mort de l’animal par intoxication. Ces effets sont presque immédiats : entre 18 à 36 heures après ingestion.
 

Les anti-inflammatoires sont des médicaments qui sont prescrits aux chiens et aux chats pour diminuer l’inflammation et la douleur. Ils sont en général liés à des maladies comme l’arthrose ou l’arthrite, qui sont les deux maladies articulaires les plus communes chez les animaux de compagnie adultes.

Quand faut-il donner des anti-inflammatoires aux chiens et aux chats ? La réponse à cette question est liée à l’analyse des risques générés par la prise de ces médicaments. Chez les animaux comme chez les humains, il faudra toujours prendre ces types de médicament suite à une prescription par un médecin.

Classifications des risques à prendre en compte

Les anti-inflammatoires sont divisés en deux groupes :

  • Les non stéroïdes, comme l’aspirine par exemple
  • Les stéroïdes comme le paracétamol

Les stéroïdes sont les plus problématiques chez les animaux de compagnie car ils contiennent du corticostéroïde. En effet, leurs effets sont plus puissants et bien plus maîtrisés sur les humains que sur les animaux.

Étant donné le niveau de danger des anti-inflammatoires chez les chiens et les chats, il est nécessaire que la prescription soit toujours faite par un vétérinaire. Au contraire, la médication sans l’avis du vétérinaire pourrait générer des dommages irréversibles.

L’aspirine, par exemple, peut être une cause de la mort d’un chat, même si celui-ci n’a pris qu’une seule pastille. Ce médicament est aussi plus puissant chez les chiens que chez les humains car il est éliminé plus lentement chez nos amis canins.

 

Les chiens et les chats doivent être suivis par leur vétérinaire

Il faut prendre en compte le fait que la prescription de ce type de médicament doit toujours être individuelle. Les vétérinaires conseillent de détailler clairement l’historique médical de l’animal pendant la consultation si la prise d’anti-inflammatoires devient nécessaire. Nous vous conseillons de réaliser un examen sanguin et urinaire du chien avant et après le traitement. Cela permettra de contrôler les potentiels effets négatifs du traitement.

Les effets secondaires des anti-inflammatoires chez les chiens et les chats

Les anti-inflammatoires chez les chiens et les chats peuvent causer de forts effets secondaires. En général, le niveau de toxicité produit par la prise de ces médicaments cause la mort des chiens, comme des chats.

Chez certaines races de chiens, comme le Border Collier et d’autres chiens de bergers, la mort est quasiment instantanée. En effet, leur organisme n’est pas compatible avec les composants stéroïdes de ce type de médicament.

Un chien Border Collie

 

Les particularités des effets chez les chiens et les chats

Certains symptômes secondaires des anti-inflammatoires sont similaires chez les chiens et les chats. En revanche, il est important de reconnaître les particularités de chacun d’eux pour rapidement détecter les effets.

Chez les chiens, par exemple, les symptômes secondaires les plus communs sont la fatigue progressive, la présence de restes de sang dans l’urine et la matière fécale, les vomissements, les douleurs abdominales, la perte de l’appétit, l’accélération du rythme cardiaque, les ulcères intestinales et même la mort.

Chez les chats, en revanche, on remarquera plutôt l’apparition de maladies comme l’anorexie, l’hypothermie, la dépression, la faiblesse, l’apparition de muqueuses de couleur sombre, la salivation et les vomissements. Il faudra aussi faire attention à la potentielle apparition d’œdèmes sur le visage et les griffes.

Les chats supportent très mal les anti-inflammatoires

Sur les cas les plus graves, il faudra être très attentif. Ces symptômes sont suivis d’un état de coma menant à la mort dans les 18 à 36 heures après l’ingestion des médicaments.

Quand la toxicité est haute, en plus du risque de décès de l’animal, des lésions dans les organes peuvent apparaître. On peut par exemple citer le développement d’insuffisances hépatiques ou rénales. On les remarque grâce à la présence de tâches jaunes sur la peau, les gencives ou les yeux. L’animal peut aussi présenter des signes de déshydratation, d’augmentation de la soif et de mictions.

 

Les précautions, les méthodes préventives et les soins

Sauf en cas de prescription contraire du médecin vétérinaire, les anti-inflammatoires ne peuvent pas être consommés en même temps que d’autres corticostéroïdes. Il est aussi conseillé de donner le médicament après chaque repas. Cela aide à ce que les composants de la pastille soient absorbés plus facilement par le corps de l’animal, sans dommages collatéraux. Pendant le traitement, il faut toujours mettre à disposition de l’animal de l’eau fraiche. Cela permet d’éviter qu’il se déshydrate.

La fin du traitement

Une fois que le traitement touche à sa fin, il est important de faire attention au retrait du médicament. Un retrait trop rapide pourrait générer une baisse brusque de cortisol, ce qui causerait une crise supra-rénale. Les symptômes de celle-ci sont la fragilité, la fatigue, les vomissements, la perte d’appétit et les difficultés à respirer. Il faudra donc privilégier le retrait graduel du médicament.

Ainsi, si vos chiens et chats doivent prendre des anti-inflammatoires, il faudra observer les symptômes secondaires dans les heures suivant les premières prises. Un changement du comportement de l’animal indique en général une anomalie. Dans ce cas, vous devez absolument interrompre le traitement et vous tourner vers votre vétérinaire de confiance.