Les types de cancers les plus fréquents chez les chats

07 avril, 2018
Les tumeurs ou la leucémie affectent un chat sur cinq, avec des conséquences graves pour l'animal.

L’ensemble des cellules qui se développent de façon atypique et se divisent sans contrôle sont une menace pour chaque être vivant. Savoir quels types de cancers sont les plus communs chez les chats peut donc aider à les prévenir.

Le cancer est la principale cause de décès chez les chats, et un chat sur cinq est susceptible d’en souffrir, c’est pourquoi il est important de savoir le détecter dès qu’apparaissent les premier signes de la maladie. Les masses ou tumeurs se forment lorsque les cellules se multiplient trop rapidement. Ainsi, elles seront malignes ou bénines en fonction de cette vitesse et de leur capacité à envahir d’autres tissus ; elles peuvent également être divisés en sarcomes ou carcinomes.

D’autre part, on observe de nombreux cas de leucémies chez les chats ; c’est un cancer qui affecte la moelle osseuse, au sein de laquelle les cellules sanguines sont fabriquées. Cela provoque l’apparition d’un grand nombre de cellules atypiques dans le sang, et la croissance anormale des lymphocytes, une cellule sanguine qui conduit à un lymphome.

Comment apparaissent-ils ?

La prédisposition génétique, l’exposition aux rayons du soleil ou les agents chimiques cancérigènes peuvent déclencher différents types de cancer chez les chats.

Un chat malade regarde l'objectif

Les infections telles que le virus de la leucémie féline ou le virus de l‘immunodéficience féline, favorisent le développement de certains types de cancer chez les chats. Heureusement, ces deux virus sont faciles à détecter.

Néanmoins, la prévention n’est pas toujours simple. Faiblesse et perte de poids, manque d’appétit, grosseurs sur la peau ou en dessous, saignements, changements au niveau des yeux ou plaies qui ne guérissent pas, nécessitent une visite urgente chez le vétérinaire. Des miaulements étranges, une fourrure dans de mauvaises conditions ou de l’agitation en continue indiquent, également, que quelque chose n’anormal se passe.

Les rayons X, les échographies, les biopsies chirurgicales ou à l’aiguille, ainsi que les ponctions à l’aiguille fine aident à détecter différents types de cancer chez les chats. Les tests sanguins sont une routine qui doit être effectuée périodiquement, en particulier chez les chats ayant déjà atteint un certain âge.

La Tomographie Axiale Informatisée (CAT) et l’Imagerie par Résonance Magnétique sont des techniques sophistiquées (IRM) ; elles permettent de confirmer le diagnostic et permettent de planifier le meilleur traitement.

Les types de cancers les plus fréquents chez les chats

Le lymphome ou lymphosarcome est le cancer le plus commun chez les chats ; la tumeur solide provient du globule blanc appelé lymphocyte, lié au système immunitaire. Elle peut apparaître dans plusieurs endroits à la fois : les ganglions lymphatiques, la cavité thoracique, le tractus gastro-intestinal, la cavité nasale, les reins et le système nerveux.

La chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie sont les options de traitement, et dans ces cas, la réponse du félin peut être très favorable. Il n’est pas toujours facile de traiter un chat atteint de cancer, mais sa qualité de vie devrait être votre priorité.

D’autre part, le carcinome épidermoïde affecte la peau, et les rayons du soleil sont ses déclencheurs. La tumeur affecte généralement le nez ou les oreilles, et elle peut ressembler à une égratignure ou à une plaie qui ne guérit pas correctement ; la métastase n’est cependant par récurente pour ce type de cancer.

De même, le carcinome mammaire affecte les glandes mammaires, souvent chez les femelles en condition de procréer, bien que les glandes stérilisées ne soient pas épargnées ; et les mâles non plus. Les nodules multiples ou les zones enflées et durcies doivent vous alerter. Cette pathologie peut se propager au niveau des ganglions lymphatiques locaux et des poumons.

Un chat a un tuyau au niveau de son museau

Enfin, le traitement précoce des nodules simples et de petite taille fait la différence. L’extirpation de la tumeur et des tissus adjacents, et parfois la chimiothérapie, sont des mécanismes de combat très efficaces.

Cas graves et facteurs agravants ; soyez vigilants

  • Le mastocytome affecte la peau, la rate ou les intestins, où il est généralement très agressif, car il provoque une obstruction. Il métastase facilement, en particulier dans les ganglions lymphatiques, les poumons, le foie ou la rate. La chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie sont des options curatives pour ce cas.
  • Le carcinome épidermoïde oral provient des cellules qui tapissent la bouche ou la gorge. Il affecte la langue, et envahit parfois les os et les ganglions lymphatiques, provoquant généralement des difficultés au niveau de l’alimentation, de la salivation et de l’halitose. Il convient de noter qu’il est difficile à traiter.
  • Le fibrosarcome ou sarcome des tissus mous. Il est formé à partir de tissus conjonctifs, sous la peau. La combinaison de la chirurgie avec la radiothérapie et la chimiothérapie est recommandée ; le pronostic est variable.
  • L’ostéosarcome affecte les os au niveau des extrémités, de la colonne vertébrale ou du crâne. Il génère des fractures, beaucoup de douleur et une démarche boiteuse, et peut se propager aux ganglions lymphatiques et aux poumons. Encore une fois, la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie peuvent être une solution.

Au niveau des poumons

  • Le carcinome respiratoire, nasal ou pulmonaire est le plus fréquent au niveau du museau et des poumons. Il provoque des difficultés à respirer, à renifler, à éternuer, à tousser et à produire des sécrétions nasales. Il peut se propager dans les os et, lorsque les symptômes cliniques apparaissent, il a en général déjà métastasé. La chirurgie et la chimiothérapie sont tout de même des alternatives efficaces.
  • Les adénocarcinomes affectent le gros intestin et l’interstin grêle, qu’ils peuvent envahir largement. Ils progressent très vite, entraînent une perte d’appétit et de poids, des vomissements et des diarrhées. En outre, ils s’étendent généralement aux ganglions lymphatiques locaux. Le traitement indiqué est l’intervention chirurgicale.
  • Les adénocarcinomes pancréatiques et hépatiques des voies biliaires ne sont pas très fréquents. Ils provoquent la jaunisse, la dépression, la perte de poids, des vomissements et une distension abdominale. Le pronostic vital est, malheureusement, généralement compromis.