5 espèces où les femelles dominent

11 juillet, 2018
Traditionnellement, on croit que dans le monde animal, ce sont les mâles qui dirigent les groupes. Cependant, il existe de nombreuses espèces où les femelles gouvernent et où se forment des sociétés matriarcales.

Les bonobos

Les bonobos sont un excellent exemple de primates où les femelles dominent. Ils sont très semblables aux chimpanzés et résolvent leurs conflits par le sexe.

Contrairement à la loi du plus fort, qui régit habituellement chez les chimpanzés, les leaders des bonobos sont généralement très conciliants. Il existe plusieurs théories sur la façon dont elles ont formé des groupes aussi stables. En effet, les femelles sont en fait plus agressives et irritables que les mâles. La théorie principale est que les femelles ont une telle capacité de coalition qu’elles soumettent les mâles.

Un groupe de singe mange, assis

Des recherches récentes suggèrent que les femelles contrôlent les mâles grâce au sexe. D’ailleurs, on suppose que les femelles bonobos sélectionnent des mâles moins agressifs depuis des millénaires. Cela leur aurait permis de remporter la bataille pour l’évolution.

Les orques

Les structures familiales de l’orque tournent autour des femelles du groupe. La matriarche est celle qui dirige. Sa progéniture reste avec elle pendant des décennies, de sorte à former des structures familiales très stables.

De plus, les femelles orques ont une durée de vie beaucoup plus grande que les mâles. On pense que cela vient d’une énorme dépendance des groupes d’orques à l’égard des matriarches, qui s’occupent du groupe durant plusieurs années. Elles s’occupent même de leurs petits-enfants, ce qui en fait l’un des rares animaux ménopausés.

Les éléphants

Ces titans terrestres ne sont pas seulement une de ces espèces où les femelles dominent. En effet, dans ces groupes, l’expérience des animaux face à la force est aussi d’une importance particulière.

La mémoire de l’éléphant est légendaire.  Une femelle vétéran qui a survécu à la sécheresse et au braconnage pendant des décennies est la mieux placée pour diriger. Ces matriarches savent où trouver de l’eau dans en période de sécheresse. Elles savent aussi comment se comporter en présence d’êtres humains. Suite à des recherches, on a pu voir qu’elles sont plus en mesure de détecter les prédateurs.  Elles sont capables de détecter les lions et la menace qu’ils représentent.

Comme pour les orques, les éléphants sont très dépendants de leur chef. Cela rend le braconnage encore plus dramatique qu’il n’y paraît à première vue, car il conduit à l’effondrement de troupeaux entiers après la mort de la matriarche.

 

La mémoire de l’éléphant est légendaire. Une femelle vétéran qui a survécu à la sécheresse et au braconnage pendant des décennies est la mieux placée pour diriger.

Un troupeau d'éléphant dans une oasis

Les hyènes

La hyène est une autre de ces espèces où les femelles règnent. Mais c’est aussi un animal très sociable et intelligent, malgré sa renommée. Les hyènes structurent et respectent parfaitement leur hiérarchie.

Cette société est dirigée par des femelles parce qu’elles sont plus fortes et plus grandes. Cela leur permet de soumettre les mâles. Eux chassent habituellement, mais ce sont elles qui se nourrissent en premier.

Dans la société des hyènes, les mâles agissent pratiquement comme donneurs de sperme. En effet, la copulation ne peut avoir lieu sans la coopération de la femelle, contrairement à d’autres espèces.

Les hyènes structurent et respectent parfaitement leur hiérarchie. Cette société est dirigée par des femelles parce qu’elles sont plus fortes et plus grandes. Cela leur permet de soumettre les mâles.

Les lémuriens

Les lémuriens sont un ensemble très spécial de primates, dans lequel il y a des douzaines d’espèces où les femelles dominent. L’exemple le plus clair est le lémurien à queue annelée.

Chez cette espèce, les femelles sont assez agressives avec les mâles et peuvent leur enlever leur nourriture, les mordre ou les gifler fréquemment lorsque leur comportement n’est pas à leur goût. On a constaté que les niveaux de testostérone étaient beaucoup plus élevés chez beaucoup de ces espèces que chez d’autres primates femelles.