Les courses de chiens sont interdites en Argentine

23 juillet, 2018
2016 se termine avec un bilan positif pour les animaux en Argentine. Outre la transformation du zoo de Buenos Aires en écoparc et la possibilité pour les animaux de compagnie de voyager dans le métro, les courses de chiens sont désormais interdites dans tout le pays.

Une règle qui suscite l’approbation et le rejet

La Chambre des Députés a donné force de loi à l’initiative qui punit, de peines allant jusqu’à 4 ans de prison et des amendes pouvant aller jusqu’à 80 000 pesos (environ 4900 euros), ceux qui organisent ou promeuvent des courses de chiens de toutes races.

Le débat sur cette loi a été suivi, aux portes du Congrès national, par des groupes aussi bien favorables que défavorables à la proposition.

Tout au long de la journée, les organisations protectionnistes et les secteurs qui défendent les races de lévriers ont manifesté devant le palais législatif argentin. Parfois, certains affrontements ont même eu lieu entre les membres des différentes parties.

Enfin, la loi a été adoptée par 132 voix pour, 17 voix contre et 32 abstentions.

 

Avec l’interdiction des courses de chiens, les animaux terminent une bonne année en termes d’obtention de droits en Argentine. Cette réalisation s’ajoute à la transformation d’un zoo en éco-parc. Mais aussi au fait que les animaux de compagnie peuvent maintenant voyager en métro.

Interdiction des courses de chiens, un pas de plus vers les droits des animaux

 

Les Argebtins se rappeleront de 2016 comme d’une année noire. Beaucoup de famille souffrent et leur qualité de vie a diminuée. Notamment en raison des mesures économiques du gouvernement dirigé par Mauricio Macri. Et aussi dans lequel les animaux ont commencé à obtenir plus de droits.

Ainsi, au milieu des prix élevés, du chômage, de l’endettement et de l’inflation à des taux dépassant les limites, l’une des rares raisons de se réjouir pour certains Argentins était que les chiens ne seraient plus exploités dans le domaine des courses.

Cependant, la tâche ardue de faire appliquer cette loi commence maintenant. Et surtout, surveiller plus que jamais que ce type d’activité ne soit pas pratiqué clandestinement.

Une activité lucrative pour les hommes qui nuit aux chiens

Parmi les arguments avancés par les députés pour faire adopter la loi, on a fait remarquer que les courses de chiens sont des jeux de hasard illégaux dont la priorité est le profit.

Pour gagner les faveurs de ce qui votent, on note des pots-de-vin tels que :

  • Appartements 2 pièces sur la côte Atlantique
  • Automobiles
  • Motos
  • 150 mille pesos (environ 9100 euros)

Cependant, pour les amateurs d’animaux, le sujet est la maltraitance des chiens, surtout des lévriers.

La triste vie des chiens utilisés pour ces courses

Les activistes dénoncent depuis des années les privations occasionnées pour ces chiens utilisés dans les courses :

  • Approvisionnement de différents médicaments pour améliorer la performance. Des substances telles que l’éphédrine, l’arsenic, la strychnine, et dans certains cas la cocaïne, sont utilisées.
  • Pratiquer des accouplements forcés pour les femelles. Au lieu des deux petits habituels par an, cela peut aller jusqu’à trois.
  • Utilisation d’anabolisants pour développer plus de musculature et avoir plus d’énergie pour courir.

Toutes ces pratiques endommagent le cœur et les reins des animaux à fourrure. Par conséquent, l’espérance de vie « utile » moyenne des animaux utilisés dans cette activité ne dépasse pas 5 ans.

Une situation qui doit changer d’urgence

Lorsque les chiens ne sont plus assez performants en course, on les vends alors pour la chasse. Et là commence un autre calvaire. Ou, dans bien des cas, ils sont même tués ou abandonnés. Il en va de même pour les chiots qui ne sont pas censés courir.

Il faut donc espérer qu’à partir du moment où cette loi sera votée, la terrible situation des chiens exploités par cette activité commencera à changer tôt ou tard.

Pendant ce temps, les éleveurs continuent leur tâche de sauvetage et de promotion de l’adoption de ces chiens.