Découvrez la ville où l'on ne pourra vendre que des animaux recueillis

02 août, 2018
 

La reproduction et l’élevage de chiens et chats de race est un problème. Cela conduit à des situations précaires pour les animaux, ainsi qu’à de la maltraitance. De plus, ils sont souvent considérés comme des “machines” à faire des bébés et une manne financière. C’est pourquoi nous soutenons cette loi grâce à laquelle on ne pourra vendre que des animaux recueillis. On ne pourra pas non plus les acheter si cette règle n’est pas respectée.

Vente d’animaux : un commerce effrayant

Dans les magasins où l’on vend chiens et chats on ne voit pas l’envers du décor. C’est un commerce basé sur la souffrance d’êtres vivants. Pour qu’une femelle ait une portée on l’oblige à s’accoupler avec un mâle reproducteur. On la garde en cage pendant toute la gestation. De plus, on ne lui permet pas de se reposer entre les accouchements. Et finalement, quand elle ne peut plus se reproduire, on se débarrasse d’elle comme un déchet.

Même si cela ne se passe pas toujours ainsi (certains se soucient vraiment de la santé de leurs animaux) il y a des millions de chiens qui doivent subir les atrocités des hommes. En effet, ces derniers ne sont intéressés que par l’argent gagné au prix de la souffrance d’êtres innocents.

 

San Francisco évite la vente indifférenciée d’animaux

C’est une stratégie dont l’objectif est d’en finir avec la commercialisation des animaux et les usines à chiots. Dans la ville californienne de San Francisco une loi récemment approuvée exige que les magasins ne vendent que des animaux recueillis, abandonnés ou qui vivaient dans des refuges. Seule exception à la règle : les chiens venant d’éleveurs agréés. En effet, ces derniers doivent remplir une série de conditions, comme garder les mères dans de bonnes conditions.

Cette mesure précise aussi qu’un chien ou un chat ne peut pas être vendu à l’âge de deux mois. Avant cet âge il doit rester auprès de sa mère et de ses frères. La Commission de supervision de San Francisco a adopté à la majorité un projet proposé par Katy Tan. Puis, la mairie locale l’a approuvé à son tour.

L’un des objectifs de cette réglementation est d’éradiquer l’élevage excessif de chiens de race. Elle cherche en même temps à résoudre le problème des animaux à la rue. Il ne fait aucun doute que la nouvelle a fait la joie des différents groupes de défense et de protection des animaux.

La cupidité des gens et des commerces alimente une industrie cruelle où l’on traite les animaux traite comme des objets. Dans de nombreux endroits les chiennes et les chattes sont emprisonnées dans des petites cages en fer et ne sortent que de temps en temps. Elles passent une grande partie de leur vie dans ce cube à mettre bas des portées les unes après les autres.

 

Vendre uniquement des chiens recueillis, l’objectif de la loi

Au-delà de cela la loi a pour but de décourager la vente de chiens de “race”. Elle cherche à accroître l’adoption de chiens métissés ou croisés, qui ne trouvent pas de foyer facilement. Ils restent ensuite dans des refuges pendant des années. Dans cette localité de la côte Ouest du pays on recueille des milliers d’animaux chaque année. Actuellement elle se charge de l’alimentation et des soins vétérinaires d’environ 6000 chiens.

La ville de San Francisco a reconnu que les animaux ne sont pas une marchandise et qu‘il faut démanteler une industrie cruelle et mesquine qui ne provoque que de la souffrance. Par chance, d’autres localités des États-Unis comme San Diego, Philadelphie, Chicago, Austin et Boston suivent leurs pas. D’ailleurs, nous aurons peut-être bientôt des nouveautés dans leurs lois.

Si vous pensez acquérir un chien de race, vous devrez d’abord prendre en compte ces questions. Renseignez-vous sur l’élevage et la reproduction dans votre pays ou ville. Et n’achetez que dans un endroit où l’on vous garantira que les animaux n’ont pas souffert pour que vous ayez un bel animal. Peut-être que la mère de votre chiot a dû subir des atrocités pour mettre bas. Elle restera alors dans cette situation tant que l’on continuera à alimenter ce commerce. Pour terminer, nous vous offrons une belle phrase à méditer : “les amis ne s’achètent pas, on les adopte”.