La vague de chaleur au Canada menace la vie marine

Le changement climatique entraîne des changements dans les modèles météorologiques et favorise des températures beaucoup plus prononcées. Pour cette raison, les vagues de chaleur et les fronts froids peuvent devenir intenses, affectant à la fois les humains et la faune.
La vague de chaleur au Canada menace la vie marine

Dernière mise à jour : 01 mars, 2022

Fin juin 2021, une vague de chaleur intense a frappé plusieurs régions des États-Unis et du Canada. Ce phénomène a coûté la vie à des humains et à des animaux sauvages. Les zones les plus froides du continent américain ont atteint des températures record à ces dates.

La vie marine a également été affectée par cette vague de chaleur au Canada. Plus d’un milliard de spécimens ont été trouvés morts sur le rivage d’une plage en Colombie-Britannique. Poursuivez donc votre lecture pour découvrir ce qui a causé cet effet dévastateur.

La vague de chaleur au Canada a provoqué une scène insolite

Mi-2021, des signes du phénomène climatique appelé « La Niña » ont commencé à être détectés. Cet événement s’est caractérisé par une modification de la température ambiante, elle-même due à la modification de la dynamique des courants océaniques mondiaux. Un tel scénario est rare : cela ne se produit qu’une fois tous les 3 à 7 ans. Il fait partie du cycle climatique naturel.

Normalement, les courants marins circulent et échangent leur température pour refroidir les côtes du monde. C’est ainsi que les conditions climatiques restent stables. Cependant, « La Niña » a stoppé cette dynamique, générant ainsi un refroidissement global, et cet effet s’est rapidement propagé, en raison du réchauffement climatique.

Conséquence de cela : une vague de chaleur intense s’est produite en peu de temps. Ce phénomène n’aurait pas dû durer trop longtemps, mais la région nord du continent américain était envahie par un anticyclone. La présence de cet anticyclone a créé une sorte de “couvercle” qui a accentué l’augmentation de la température.

Étrangement, « La Niña » se caractérise par le refroidissement de la température globale, et ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Le changement climatique en est responsable.

Une tortue retourne à la mer.

Une vague de chaleur qui a fait des victimes

Des températures record de 49,6 ºC ont été enregistrées au Canada, dépassant de loin certaines températures normales sous les tropiques. Les principales conséquences en ont été le déclenchement d’incendies de forêt étendus et destructeurs. En Colombie-Britannique, il y a eu au moins 719 morts subites dues à la chaleur.

Bien que tous les décès ne puissent pas être attribués à ce phénomène, l’augmentation disproportionnée des décès suggère que le phénoméne a eu un effet sérieux sur la population. Il est à noter que ces villes sont habituées au froid glacial et ne sont pas préparées à faire face à de telles températures.

Les animaux marins font partie des victimes

Les animaux ne sont pas moins importants dans ce type d’événement. Comme les humains, ils subissent les ravages du changement de température. Chris Harley, biologiste marin à l’Université de la Colombie-Britannique, se promenait le long de la plage lorsqu’il a trouvé des milliers de palourdes, d’huîtres, de moules, d’étoiles de mer et d’escargots morts. Cette scène choquante juste à quelques pas de l’eau était aussi due aux températures élevées de la canicule au Canada.

Les bivalves (moules, huîtres et palourdes), les échinodermes (étoiles de mer) et les gastéropodes (escargots) sont des animaux bien adaptés à leur environnement. Ils sont capables de résister à la température du soleil lorsqu’ils sont échoués sur le sable, mais ils ne résistent pas au-delà de 30 ºC. Le changement climatique a coûté la vie à des millions d’animaux en quelques minutes seulement.

Une étoile de mer.

Il est impossible de compter les morts

Il n’est pas possible de déterminer le nombre exact d’humains morts de la canicule, ni le nombre d’animaux marins touchés. Toutefois, on estime que des milliards de spécimens côtiers auraient succombé au changement intense de température.

Cette triste nouvelle pourrait s’avérer être un signal d’alarme pour tout le monde, puisque l’une des tâches exercées par certaines des espèces touchées étaient la filtration de l’eau. En d’autres termes, le nombre d’animaux responsables du “nettoyage” de la mer a été considérablement réduit. Il y aura donc sans doute des répercussions à l’avenir.

Le changement climatique n’est pas seulement un phénomène qui affecte les humains : il affecte toutes les espèces qui peuplent la planète. La faune n’est pas toujours en mesure de survivre à ces effets désastreux. Gardons à l’esprit que les animaux maintiennent l’équilibre écologique. Ainsi, leur présence ou leur absence peut provoquer des problèmes plus graves.

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