La science montre que les chiens ont des sentiments

14 juillet, 2018
Les chiens peuvent-ils avoir des sentiments ? Les animaux sont-ils capables d’empathie ? La perception que nous avons des animaux est en perpétuel changement. Découvrons ensemble une réponse possible apportée par la science.
 

Conscience animale

La communauté scientifique et le monde juridique ont tous deux été réticents à accepter l’idée que les animaux sont sensibles et souffrent comme n’importe qui. Puisqu’ils ne savaient pas grand-chose de leurs pensées, ils ont choisi d’ignorer un monde plus riche et plus complexe qu’ils ne le pensaient.

Toutefois, cette décision ne correspond pas à la perception de la citoyenneté animale. Les associations de défense des droits des animaux et les partis politiques croient fermement en l’intelligence émotionnelle des animaux.

Deux golden retriever se cajolent

En Espagne, le Congrès des Députés a approuvé en décembre 2017 qu’ils soient considérés comme des « êtres » assujettis aux droits et non pas comme de simples meubles. Petit à petit, nous allons de l’avant pour changer notre perception des animaux et notre façon de penser. L’une des découvertes les plus récentes concerne les chiens.

Un scanner cérébral, la clé de la découverte

L’idée que d’autres animaux peuvent éprouver des sentiments n’a commencé à faire son chemin qu’il y a dix ans. Le neuroscientifique Gregory Berns de l’Université Emory a décidé de concentrer ses efforts pour découvrir si les chiens pouvaient ressentir des émotions. Son idée était d’entraîner une série de chiens pour qu’ils puissent subir un scanner cérébral.

 

Grâce à ce test, Berns a pu cartographier le cerveau des animaux et voir comment ils répondaient aux différents stimuli qui leur étaient présentés. Les résultats apparaissent dans son livre What It’s Like to Be a Dog.

Une étude publiée dans la revue Science avait déjà indiqué que les chiens pouvaient traiter l’information de la même manière que les humains. Dans cet essai, on a pruvé que leur hémisphère gauche réagissait aux mots. L’hémisphère droit, lui, réagissait à l’intonation avec laquelle ils se prononçaient.

L’histoire de Callie, le premier sujet d’étude

Callie, une femelle de race mixte Terrier, a été adoptée par Berns dans un refuge local. Elle n’a pas été choisie pour une raison particulière. Callie était curieuse, et comme beaucoup d’autres terriers, pleine d’énergie.

Tout d’abord, Berns a décidé de construire un simulateur dans sa maison pour habituer l’animal aux bruits typiques que font les scanners dans un hôpital. Pour ce faire, il enregistre les sons produits par les aimants des machines et les reproduit chez lui en jouant avec Callie.

Les sons de la machine ont d’abord été reproduits à un volume très faible, puis ils ont été progressivement augmentés. Le processus a duré entre deux et trois mois, et s’est avéré plus facile que prévu. Avec ce premier succès, la porte a été ouverte à d’autres éléments pour se joindre au projet.

Un noyau caudé similaire chez le chien et l’homme

Le noyau caudé est une structure présente dans la partie la plus profonde des hémisphères cérébraux. Elle est commune à toutes les espèces, en particulier aux mammifères, et est essentielle à la réception de la dopamine.

 
une femme fait un calin à un chien

Le noyau caudé est actif au moment où le sujet atteint ce qu’on appelle « l’état d’anticipation ». Une fois qu’il reçoit l’information, un processus de prise de décision se met en place pour déterminer ce qu’il doit en faire. S’il est positif, cet état est plus intense.

Cette structure cérébrale s’active de façon analogue chez le chien et l’homme ; durant les mêmes conditions. Les différences évidentes de taille (le cerveau du chien est de la taille d’un citron) signifient, cependant, qu’ils n’ont pas les mêmes capacités que nous.

Alors, les chiens peuvent-ils nous aimer ?

Dans l’expérience, on leur a montré deux objets. Ils sont formés pour identifier l’un d’entre eux : de la nourriture et l’autre avec la silhouette de leur propriétaire qui l’encourge ! Certains chiens préféraient le premier, d’autres le second.

Il n’y a pas de réponse catégorique à cet égard. Les réactions ont eu lieu en parts égales. Le type de relation qui se développe avec le maître fera une différence.

Conscience animale

La communauté scientifique et le monde juridique ont tous deux été réticents à accepter l’idée que les animaux sont sensibles et souffrent comme n’importe qui. Puisqu’ils ne savaient pas grand-chose de leurs pensées, ils ont choisi d’ignorer un monde plus riche et plus complexe qu’ils ne le pensaient.

 

Toutefois, cette décision ne correspond pas à la perception de la citoyenneté animale. Les associations de défense des droits des animaux et les partis politiques croient fermement en l’intelligence émotionnelle des animaux.

deux retriever

En Espagne, le Congrès des Députés a approuvé une motion en décembre 2017 pour qu’on les considère comme des « êtres » assujettis aux droits et non pas comme de simples meubles. Petit à petit, nous allons de l’avant pour changer notre perception des animaux et notre façon de penser. L’une des découvertes les plus récentes concerne les chiens.

Un scanner cérébral, la clé de la découverte

L’idée que d’autres animaux peuvent éprouver des sentiments n’a commencé à faire son chemin qu’il y a dix ans. Le neuroscientifique Gregory Berns de l’Université Emory a décidé de concentrer ses efforts pour découvrir si les chiens pouvaient ressentir des émotions. Son idée était d’entraîner une série de chiens pour qu’ils puissent subir un scanner cérébral.

Grâce à ce test, Berns a pu cartographier le cerveau des animaux et voir comment ils répondaient aux différents stimuli qu’il leur présentaient. Les résultats apparaissent dans son livre What It’s Like to Be a Dog.

 

Une étude publiée dans la revue Science avait déjà indiqué que les chiens pouvaient traiter l’information de la même manière que les humains. Dans cet essai, on a prouvé que leur hémisphère gauche réagissait aux mots. L’hémisphère droit, lui, réagissait à l’intonation avec laquelle ils se prononçaient.

L’histoire de Callie, le premier sujet d’étude

Callie, une femelle de race mixte Terrier, a été adoptée par Berns dans un refuge local. Elle n’a pas été choisie pour une raison particulière. Callie était curieuse, et comme beaucoup d’autres terriers, pleine d’énergie.

Tout d’abord, Berns a décidé de construire un simulateur dans sa maison pour habituer l’animal aux bruits typiques que font les scanners dans un hôpital. Pour ce faire, il enregistre les sons produits par les aimants des machines et les reproduit chez lui en jouant avec Callie.

Les sons de la machine sont d’abordreproduits à un volume très faible, puis ils augmentent progressivement. Le processus a duré entre deux et trois mois, et s’est avéré plus facile que prévu. Avec ce premier succès, la porte s’est ouverte à d’autres éléments pour se joindre au projet.

Un noyau caudé similaire chez le chien et l’homme

Le noyau caudé est une structure présente dans la partie la plus profonde des hémisphères cérébraux. Elle est commune à toutes les espèces, en particulier aux mammifères, et est essentielle à la réception de la dopamine.

 

Le noyau caudé est actif au moment où le sujet atteint ce qu’on appelle « l’état d’anticipation ». Une fois qu’il reçoit l’information, un processus de prise de décision se met en place!; Celui sert à déterminer ce qu’il doit en faire. S’il est positif, cet état est plus intense.

Cette structure cérébrale s’active de façon analogue chez le chien et l’homme, et pour les mêmes conditions. Les différences évidentes de taille (le cerveau du chien est de la taille d’un citron) signifient, cependant, qu’ils n’ont pas les mêmes capacités que nous.

Alors, les chiens peuvent-ils nous aimer ?

Dans l’expérience, on leur a montré deux objets. On les a formé pour identifier l’un d’entre eux : de la nourriture du côté et de l’autre, la silhouette de leur propriétaire qui dit « Bon garçon ! Certains chiens préféraient le premier, d’autres le second.

Il n’y a pas de réponse catégorique à cet égard. Les réactions ont eu lieu en parts égales. Le type de relation qui se développe avec le maître fera une différence.