Tremblement de terre en Équateur : un chien refuse d'abandonner sa maison détruite

13 mai, 2018
Face aux crises humanitaires comme celles qu'à provoqué le tremblement de terre en Équateur, le drame des animaux qui meurent ou qui perdent leur foyer dans cette véritable tragédie passe souvent au second plan

La fidélité des chiens à l’égard de leur maitre est déjà bien connue. Cependant, ce sentiment se renforce encore davantage lors de situations extrêmes. Il n’est donc pas surprenant d’apprendre qu’un chien a refusé d’abandonner sa maison détruite par un séisme.

L’histoire de Max, le chien qui ne voulait pas abandonner son foyer effondré

Sur Facebook, notamment, une vidéo montrant un chien qui restait sur les décombres de ce que fut sa maison s’est répandue. La scène s’est déroulée à Guayas, une des provinces les plus touchées par le séisme.

homme qui prend dans ses bras un chien après un tremblement de terre
Source de l’image: Facebook de Camilo Cevallos Parra

Toute sa famille humaine, composée de trois membres, est décédée suite au tremblement de terre. Les voisins ont alors tenté d’aider le chien. Cependant, l’animal a refusé de manger et même de boire. Il restait encore et toujours sur les ruines de sa maison.

Cependant, au milieu de cette tragédie, l’histoire s’est quand même bien terminée. En effet, l’animal, prénommé Max, a finalement été recueilli par des proches des victimes et a bénéficié d’une assistance vétérinaire.

Lorsque des situations extrêmes se produisent, comme lors du tremblement de terre en Équateur, il n’est pas étrange d’apprendre des histoires qui parlent de chiens qui refusent d’abandonner leur foyer en ruines.

Un autre chien a refusé de quitter sa maison détruite : le cas de Negro

Néanmoins, l’histoire de Max n’est pas la seule à parler d’un chien qui refuse d’abandonner son foyer détruit par un tremblement de terre.

Facebook a également été l’outil choisi pour parler de Negro, un chien découvert par un photographe sur les décombres ce qui était jadis son habitat situé dans le quartier San Martín de Porres dans la capital équatorienne. En effet, les conséquences du séisme ont également touché Quito, bien que dans une moindre mesure.

L’homme a tenté de nourrir le chien mais celui-ci a refusé de s’alimenter. Au lieu de ça, il a préféré se rendre à l’endroit où se dressait autrefois sa maison. Lorsque, quelques jours plus tard, l’homme y est retourné, l’animal était toujours là et, cette fois, il a accepté la nourriture.

Dans ce cas, la bonne nouvelle est que le chien a pu retrouver son maitre au milieu de tout ce malheur. Et, même s’ils avaient perdu tous leurs bien matériels, ils étaient là l’un pour l’autre.

Les animaux : les autres victimes du tremblement de terre en Équateur

Contrairement aux humains, les animaux ne se sont pas retrouvés au cœur de l’information. Pourtant, beaucoup d’entre eux ont aussi péri suite au séisme. D’autres ont pu être sauvés et d’autres encore se sont égarés et ont erré au beau milieu des zones sinistrées. Sans parler de ceux qui ont refusé d’abandonner leur habitat détruit.

C’est pourquoi le Centro Regional de Adiestramiento Canino (CRAC) a aménagé deux refuges en vue d’accueillir les animaux affectés par la catastrophe. Ces refuges se situent à Manta et à Pedernales, deux des villes les plus touchées par le tremblement de terre. Des vétérinaires y travaillent bénévolement et ces derniers recueillent les dons provenant de différents endroits pour aider les animaux.

un chien et un homme sur les débris d'un tremblement de terre
Source de l’image: Facebook de Camilo Cevallos Parra

Voici quelques unes des tâches qu’accomplissent les bénévoles du CRAC pour venir en aide aux animaux affectés :

  • Dès qu’ils reçoivent les animaux, ils leur apporte des soins vétérinaires, de la nourriture et de l’eau.
  • Ils tentent de localiser leurs maitres.
  • Ils recherchent de nouvelles familles qui désirent les adopter.

La solidarité ressort dans les situations extrêmes

C’est remarquable de constater, qu’une fois de plus, la solidarité et l’amour s’imposent pour permettre aux gens d’aller de l’avant dans des situations extrêmes. Dans le cas des animaux domestiques, qui ont aussi été affectés par la catastrophe, on est ému de voir comment les voisins qui ont survécu ont cherché à protéger les animaux qui avaient perdu leur famille humaine.

Il ne faut pas non plus oublier le travail volontaire des secouristes et des bénévoles. Dans ces circonstances, ceux-ci font de leur mieux pour sauver des vies. Qu’il s’agisse d’une personne, d’un chien, d’un chat ou d’un autre animal qui ait besoin d’aide.