Les rapaces diurnes, les rois des pics

Nous vous présentons ici certains des rapaces diurnes les plus importants du monde. Ils sont assez impressionnants et sont considérés comme les rois des pics.
Les rapaces diurnes, les rois des pics

Dernière mise à jour : 31 décembre, 2020

Il est évident que les oiseaux volants ont le contrôle de l’air, mais les remarquables facultés qui distinguent les rapaces diurnes leur confèrent une position privilégiée dans la chaîne alimentaire. En d’autres termes : ce sont les rois des sommets.

Ce ne sont pas des animaux très sociables et ils nichent solitaires dans les rochers, les falaises et à la cime des arbres. Équipés d’ailes robustes, ils peuvent monter en flèche et réaliser des vols rapides.

De plus, leur vue est très nette, ce qui leur permet de voir des proies à une grande distance. Grâce à ces deux compétences, ce sont de grands chasseurs.

Les aigles, ces grands rapaces diurnes que nous connaissons tous

Les aigles sont familièrement connus comme les oiseaux de proie par excellence. Ils appartiennent à la famille des Accipitridae et sont dispersés dans le monde entier sous plusieurs espèces.

Le Pygargue à tête blanche, emblème américain

Haliaeetus leucocephalus appartient au groupe des aigles de mer, à ne pas confondre avec le Balbuzard pêcheur. Il a l’habitude de planer au-dessus de l’eau à la recherche de poissons à attraper.

Si la pêche n’est pas abondante, il se nourrit de lapins, écureuils ou rongeurs. Parfois, il attrape même des renards et des faons. Bien qu’un tel méfait lui ait été attribué à un moment de l’histoire, il n’est pas vrai que cet oiseau aime emmener des enfants.

Une pygargue à tête blanche.

Quelques curiosités sur l’Aigle royal

Aquila chrysaetos est l’un des oiseaux de proie les plus répandus au monde. Il nidifie sur les falaises rocheuses de l’hémisphère nord et on le trouve dans une grande partie de l’Amérique du Nord, de l’Eurasie et de l’Afrique du Nord.

Il est doté de muscles forts et, pour cette raison, ses attaques sont extraordinaires. Dans les temps anciens, les Tatars l’élevaient en captivité et l’entraînaient à la chasse.

Zoom sur la tête d'un aigle.

La harpie fait partie des rapaces diurnes

Harpia harpyja vit au sud du Mexique à l’Argentine. Cet aigle couvre toute la région d’Amérique latine. C’est le plus grand aigle de l’hémisphère sud-ouest.

Il possède de puissantes griffes. Grâce à elles, il peut attaquer les petites proies et ne permet à aucun prédateur éventuel de s’approcher de son nid.

Une harpie posée sur une branche.

L’aigle buse

Également connu sous le nom de « Buse », il se démarque par ses longs moments dans les airs. Il plane en rond tout en scrutant le terrain à la recherche de nourriture.

S’il découvre un reptile ou un rongeur, le planeur se transforme en chasseur à une vitesse supersonique et fonce avec ses ailes près de son corps.  La buse commune (Buteo buteo) vit en Europe et la buse à queue rousse (Buteo jamaicensis) en Amérique.

Un aigle en pleine chasse.

Les rapaces diurnes, connus pour être intimidants

Les milans se caractérisent par leurs ailes étroites, leurs pattes maigres et leur vol léger. Le milan royal (Milvus milvus), qui peut atteindre 170 centimètres d’envergure, est peut-être le plus connu.

Il est très présent en Europe où il occupe des espaces ouverts et inhabités. Il niche dans de grands arbres et pond trois ou quatre gros œufs.

On trouve le milan des marais (Rostrhamus sociabilis) de la Floride à l’Argentine, dans les zones marécageuses. Là, il traque les escargots, les extrayant habilement de leur coquille une fois installé sur sa branche préférée. Trouver un tas de coquilles vides sous un arbre peut nous donner une idée de qui le fréquente.

Un aigle et sa proie.

D’autres rapaces diurnes, mais de taille moyenne

Voici d’autres familles de rapaces. Ils sont plus petits que les précédents, mais pas moins connus.

La famille des Accipitridae

Dans cette famille, on trouve par exemple l’épervier commun (Accipiter nisus) présent dans de nombreuses régions d’Eurasie et d’Afrique du Nord. Bien qu’il chasse les oiseaux forestiers, on peut le trouver dans n’importe quel habitat.

Dans les villes, ce prédateur chasse fréquemment les oiseaux de jardin. C’est l’un des rapaces diurnes avec le plus grand dimorphisme sexuel en termes de taille. La femelle peut être jusqu’à 25 % plus grande que le mâle.

L’autour des palombes (Accipiter gentilis) se trouve également dans cette catégorie. Il est plus gros et plus vigoureux que l’épervier.

Il se caractérise par la longueur presque anormale de ses ailes arrondies. Ses griffes sont incroyables, puissantes et très mortelles. Ces griffes lui permettent d’attraper des animaux qui courent, nagent ou volent avec la même simplicité.

Le faucon faut partie des rapaces diurnes.

La famille des Falconidés

Cette famille comprend 60 espèces parmi lesquelles se démarquent les Faucons pélerins et les crécerelles. Contrairement aux Accipitriformes, ils utilisent leur bec en plus de leurs griffes pour tuer leurs proies. C’est pourquoi ils ont une protrusion cornéenne supérieure connue sous le nom de « dent de faucon ».

Les faucons

Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) est l’un des rapaces les plus rapides. Il bondit sur ses proies, généralement de petits oiseaux, à une vitesse allant jusqu’à 280 kilomètres à l’heure. En raison de cette vitesse extraordinaire, c’est l’une des espèces couramment utilisées en fauconnerie.

Ce puissant rapace partage avec son parent, le faucon gerfaut, le privilège d’être considéré en fauconnerie comme un « oiseau noble » de haut vol, tout le contraire du faucon, un « oiseau ignoble » volant à basse altitude.

Le faucon gerfaut (Falco rusticolus), originaire des régions arctiques, reste considéré comme le plus fort et le plus beau des faucons. Ses griffes sont si puissantes qu’il perce littéralement ses victimes en plein vol.

Le Faucon pélerin fait partie des rapaces diurnes.

Le Faucon crécerelle

Le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) est un rapace plus petit, avec des griffes acérées et fortes. Il se nourrit de rongeurs et d’insectes. C’est pourquoi il est si important dans la lutte antiparasitaire dans les zones agricoles.

L’un de ses aspects les plus curieux est sa capacité à rester immobile dans les airs… Comme s’il était suspendu à un fil.

Un Faucon crécerelle posé sur une branche.

Comme vous pouvez le voir, il existe tout une série d’oiseaux gracieux, rapides et mortels pour les petits vertébrés. Il est essentiel de les préserver et de maintenir leur nombre stable, car ils permettent de contrôler les ravages et les petits mammifères dans les écosystèmes.

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