Renard véloce : habitat et caractéristiques

Le renard véloce a été réintroduit au Canada en 1980. Aux États-Unis, des spécimens ont commencé à être introduits dans la nature à partir de 1998. Les deux processus ont été couronnés de succès : la population de ces mammifères a augmenté et subsiste encore aujourd'hui.
Renard véloce : habitat et caractéristiques

Dernière mise à jour : 28 août, 2021

Le renard véloce est connu pour être l’un des plus petits canidés d’Amérique du Nord. Sa taille pourrait être égale à celle d’un chat domestique. Cette espèce a un passé sombre, puisque jusqu’en 1930 elle était considérée comme disparue de son habitat naturel au Canada. Grâce aux différents efforts de réintroduction, il a été possible de rétablir sa population dans son milieu d’origine.

L’espèce reçoit le nom scientifique de Vulpes velox et fait partie de la famille des canidés, dans laquelle son plus proche parent est le renard nain. En raison de son apparence compacte, il est très flexible et rapide, il peut donc facilement échapper à ses prédateurs. Poursuivez donc votre lecture pour en savoir plus sur ce petit animal très rapide.

L’habitat du renard véloce

Ces renards étaient assez abondants dans les grandes plaines du Canada et de l’Amérique du Nord. Cependant, dans les années 1930, ils ont complètement disparu de la région en raison d’empoisonnements accidentels, de captures et de modifications de leur habitat. Actuellement, les populations de cette espèce sont limitées aux États-Unis et à certaines régions du Canada où ils ont été réintroduits.

Ce mammifère habite les prairies avec des herbes courtes et quelques déserts. Dans ces zones, il creuse des tanières dans le sol dans des zones proches des clôtures ou des champs agricoles. S’il choisit des zones présentant ces caractéristiques, c’est parce que sa vision ne sera ainsi pas affectée par la végétation, et il pourra facilement repérer ses proies.

Un renard véloce qui court.

Caractéristiques physiques

L’apparence de cet animal rappelle beaucoup celle des spécimens typiques de son espèce, car ses oreilles pointues et son museau sont similaires. Le renard véloce mesure entre 30 et 80 centimètres de long, et pèse entre 2 ou 3 kilogrammes. Sa taille est similaire à celle d’un chat domestique, raison pour laquelle il fait partie des plus petits canidés.

Le pelage de ce mammifère est orange et gris, et blanc au niveau du ventre. Sa queue, qui arbore les mêmes couleurs,  se termine par une pointe noire. On peut également apercevoir une tache noire des deux côtés de son visage qui s’étend jusqu’aux yeux.

Le renard véloce est l’un des plus petits canidés.

Comportement

Comme son nom l’indique, cet animal est assez rapide, puisqu’il peut atteindre une vitesse de 50 km/h. Cette capacité lui est utile pour la chasse ou pour échapper à un prédateur. C’est aussi un animal la nocturne : pendant la journée, il reste généralement abrité dans son terrier pour éviter les dangers de son environnement.

Les terriers de ces renards sont creusés par eux-mêmes et atteignent généralement 4 mètres de profondeur. Chacun de ces abris a jusqu’à 4 entrées : cela leur offre un bon accès et une bonne protection en cas de menace. Et bien que leur pelage leur permette de rester au chaud, ils aiment sortir de leur terrier en hiver pour prendre des bains de soleil.

Comportement alimentaire

Le régime alimentaire de cet animal est basé principalement sur des proies vivantes. On pourrait donc dire qu’il s’agit d’un animal carnivore facultatif.

Cependant, son comportement alimentaire rappelle davantage celui d’un omnivore opportuniste, car il mange toute la nourriture disponible. Ses proies sont très variées : mammifères, oiseaux, arthropodes, lézards, amphibiens, poissons et même certaines plantes et des charognes.

Comportement reproducteur

Ce renard est un mammifère monogame, il choisit donc un partenaire pour la vie. Cependant, ce n’est pas toujours le cas, puisque certains spécimens sont capables de changer de partenaire chaque année.

Un article publié dans le magazine Animal Behavior souligne que leurs stratégies d’accouplement sont très diverses. Il est même possible d’observer des trios composés de deux femelles et d’un mâle, ou vice versa.

La saison de reproduction a lieu entre décembre et mars, selon la zone géographique. Les spécimens de cette espèce ne se reproduisent qu’une fois par an. La période de gestation dure au moins 2 mois, et la portée naît entre mars et avril. Une portée comprend généralement entre 2 et 6 petits.

Lorsque les petits naissent, leurs yeux et leurs oreilles restent fermés pendant 10 à 15 jours, c’est pourquoi ils restent la plupart du temps à l’intérieur du terrier. De plus, bien que les jeunes soient sevrés à l’âge de 6 à 7 semaines, ils restent sous la garde de leurs parents jusqu’à la fin de l’automne. Après cela, la progéniture devient indépendante et atteint la maturité sexuelle à l’âge de 1 ou 2 ans.

Le statut de conservation du renard véloce

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) classe cette espèce parmi les espèces les moins préoccupantes en matière de conservation. Cela ne veut pas dire que sa situation démographique est idéale, mais cette espèce ne risque pas de disparaître à court ou à long terme.

Bien qu’ayant subi un processus d’extirpation, sa population s’est rétablie grâce aux efforts de réintroduction. Le Canada et les États-Unis ont stabilisé la population de ce mammifère, repeuplant 52 % de son habitat d’origine en quelques décennies.

Bien que la situation de l’espèce se soit inversée rapidement, la réalité est que le danger auquel est confronté ce renard n’a pas complètement disparu. Par exemple, son environnement naturel a été sérieusement affecté par le passage aux sols agricoles, qui a provoqué le déplacement de ses proies. De plus, l’irrigation des cultures peut provoquer l’inondation de ses terriers, empêchant ainsi le développement des petits.

En fin de compte, même si sa population a été sauvée d’un état de quasi-extinction, il n e faut pas baisser la garde : la croissance et le développement humains font partie des principaux obstacles à sa survie. Pour le moment, on a gagné du temps, mais si l’on ne fait pas attention, ce renard pourrait de nouveau être en danger dans quelques temps.

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